Eléments de sociologie scolaire
Il est surprenant de constater à quel point les étudiants du secondaire ont magnifiquement assimilé les théories de Karl Marx sur la lutte des classes. La société scolaire est un microcosme bien huilé qui calque son fonctionnement sur la structure sociale des adultes. Les élèves sont en effet dès la sixième catalogués dans une caste qui les discriminera jusqu'au Bac voire même au-delà. Ainsi au triptyque classique : classe supérieure, moyenne, et prolétaire en vigueur chez leurs parents, se substitue dans l’établissement de ces adolescents celui de : gens populaires, Bad boys, et bouseux.
Trois castes pour diviser ce concentré d’hormones en ébullition et de faciès volcaniques c’est peu, en fait il faudrait ajouter des sous-classes. Par exemple dans la gent populaire il y a ceux qui ont les moyens de collaborer avec la dictature vestimentaire instituée par les médias, et le groupe des belles gens. Chez les bouseux, il a les bouffons (ceux qui ont des bonnes notes) les pauvres et les moches. Les bad boys semblent plus uniformes puisqu'ils regroupent simplement les individus sachant se servir de leurs poings ou ceux habiles à faire jouer les solidarités de quartier (ou de cité si vous préférez).
Comment fonctionne ce beau monde ? C’est simple. Ceux qui sont beaux partent avec un net avantage, à minimum de frais ils rentrent facilement dans le premier ordre, ils seront courtisés et approchés par les meneurs de la vie scolaire. Ces derniers ne sont pas forcement agréables à regarder ou décontractés, une bonne paire de Air max neufs peut cacher à la vue de tous un visage ingrat. Toutes les soirées branchées et les ambiances sympas sont monopolisées par ce groupe dominant qui regarde de haut tous les autres élèves, sauf peut être les mauvais garçons qui inspirent crainte et respect simulés. Ceux-ci fonctionnent sur le principe primaire de la peur. Evoluant le plus souvent en meute, leur mode de fonctionnement est simple : ils doivent impressionner leur entourage, soit en provoquant une bagarre gagnée d’avance soit en devenant maîtres en joute verbale. Ce ne sont pas forcément les plus aptes physiquement qui sont les plus crapuleux, ceux-ci n’ont rien à prouver et font généralement peu de vagues. Il s’agit le plus souvent de lâches, de couards à la grande bouche qui jouent sur leurs relations et leur nombre pour se prendre pour des petits caïds. Ils bénéficient également d’un certain prestige : il y a toujours des demoiselles assez cruches pour se laisser impressionner par un beau survêt Lacoste et une démarche de singe bonobo, ainsi les bad boys ont un public, leur permettant de truster les meilleures places de la popularité.
Le bouseux est le grand perdant de ce jeu de pouvoir, lui il n’a rien. C’est sur son dos que les autres castres vont essayer de s’élever. C’est toujours lui qu’on invective sur son accoutrement du marché, c’est sur son corps amorphe que se font les réputations de bagarreurs, c’est encore le pécore enfin qu’on humilie pour s’enorgueillir devant les filles. Devant cette conjoncture défavorable le bouseux a peu de moyens de défense. Dépenser des milles et des cents pour son bien-être vestimentaire ne fait pas partie des priorités financières de ses parents. Pas de Requin pour ce dernier, juste les guenilles du marché et la paire de Airbook qu’on trouve sur les étalages pakistanais. Le bouseux ne se définit pas seulement par sa propension à arborer des slips portés par le grand frère. Les traits dominants de cette caste sont le manque d’épanouissement, la timidité et l’absence de charisme. Dans ce groupe hétérogène il y a ceux enfin qui ont décidé de s’investir totalement dans l’école se coupant du monde qui les entoure. Malheureusement, par je ne sais quel mécanisme stupide de la pensée, avoir des bonnes notes est mal vu. La stratégie des bons élèves ne sera payante qu’à long terme quand ils seront les patrons qui emploieront tous ceux qui les ont frustrés. Les castes ne sont pas si cloisonnées que cela, une certaine mobilité sociale est possible pour les personnes a fort capital d’humour, les virtuoses du ballon rond ou les originaux comme les gothiques assez difficilement classables. Par contre, les amateurs d’activité en marge comme les jeux de rôle ou les cartes magic sont condamnés à une vie au ban de la société scolaire.
Idir Hocini


ah ah ah
Rédigé par:rire enregistré | le 25/10/2006 à 11:40
Genial .
du style, du souffle, du recul. lucide, mais engagé . j'adore !
merci Idir
Rédigé par:mowglii | le 25/10/2006 à 12:19
Si penser c'est classer,
ce serait plus ontéressant d'avoir des cases plus complexes, mobiles, dynamiques, nombreuses.
Parce que quand ya peu de cases, la pensée est pauvre.
L'humour ne cache pas la pauvreté d'une pensée, au contraire. ça passe ou ça case
Rédigé par:penser c'est classer | le 25/10/2006 à 12:46
Cynique mais si proche de la réalité. Lorsque je reflechis à tout cela, je me dis que le port de l'uniforme (l'uniforme scolaire, hein, pas le kaki!)aurait quand meme du bon!
Rédigé par:Xquise | le 25/10/2006 à 12:48
En tant qu'ex-bouseuse, je n'ai qu'un conseil à donner aux actuels bouseux : la meilleure façon de se venger des actuels "populaires" est de se travailler pour rester en tête de classe. C'est pas toujours facile, je sais, mais la vengeance (et l'élévation sociale, quelle que soit la société) est un plat qui se mange glacé.
@penser c'est classer: l'humour d'Idir est très loin de cacher une quelconque pauvreté de penser. Les trois classes sociales du système scolaire existent exactement telles que décrites. La plupart du temps, cependant, seuls les "bouseux" les remarquent, ou admettent les voir...
Rédigé par:Juliette | le 25/10/2006 à 14:21
===> Idir Hocini
Ce que qu écrivez sur "les étudiants du secondaire (qui) ont assimilé les théories de Karl Marx sur la lutte des classes" est fascinant par ce qu'il révèle sur le "secondaire", mais aussi sur l'auteur de l'article...
Commençons par celui-ci. Le secondaire débute en sixième. Et les gamins ont 11 ans. Naguère, à 11 ans, on était écolier ou collégien. Mais aux Etats-Unis, on est "student". Donc, l'auteur de l'article se met à causer amerlok. Parole d'aBrégé d'anglais. No problem: le vocabulaire (et la pensée américaine) sont bienvenus chez nous. Louis Renault -qui fabriquait des tanks pour les Allemands- trouvait que l'Occupation, c'était chouette. Résultat: le gauchiste général de Gaulle l'a nationalisé. Avec, en prime, indignité nationale - à l'époque où les "tirailleurs sénégalais se battaient pour la France...
Mais, surprise! Au XXI e siècle, à 11 ans, nos gosses actuels ont déjà "assimilé Marx". Chapeau! Ca, c'est des vrais intellos! Mais quel Marx? Ben, celui qui s'occupait de la "lutte des classes". Ils ont donc assimilé la "loi de la valeur", donc la valeur d'usage des chemises crocodile. Erreur! la description donnée pas l'article indique que "les trois classes en question"(riches, bourgeois et prolos) sont, en fait des "castes qui ne sont pas cloisonnées". Tiens! Ca rappelle quelque chose d'il y a un bon siècle. Et, comme il y a des "bouseux", c'est-à-dire des intouchables qui s'occupent de la bouse des vaches sacrées, on revient à l'Inde impériale britannique. Demandez à Mowgli, ami des bouseux et blogueur impénitent à Bondy...
Des gosses de 6e qui ont assimilé Marx! Faut l'faire. C'est trop beau (laid?) pour être vrai. Mais cela prouve une chose. Que, à Bondy comme ailleurs, "ça sent si bon la France", comme disait Charles Trenet. Rien de telle qu'une étiquette. Ca permet de faire une belle phrase sans se fatiguer à regarder ce qu'on met dans la bouteille. .
Nos politiciens parlent la langue de bois. Evidemment: ils ont les électeurs qu'ils méritent.
Vous prendrez bien encore un p'tit coup de Beaujolais nouveau? Avec ce Camembert! Et c'est pas chez les Bicots qu'on en fait des comme ça!
Rédigé par:Briardounet | le 25/10/2006 à 14:47
L'uniforme scolaire ? Mouais...
D'une part, le look est une des pierres de la construction identitaire d'un ado. Mes années lycées ne sont pas si loin et il y avait déjà plus ou moins les même catégories. Seul changement notable, les gothiques ont remplacé les hardos. Mais ma foi, ça se passait bien, sauf pour les "bouseux" évidemment. Et encore, certains bénéficiaient de la "protection" des plus "cool".
D'autre part, les pays où l'uniforme scolaire est obligatoire comme l'Angleterre, n'ont pas forcément résolu par ce biais le phénomène des classes ou des castes. Disons plutôt qu'ils l'ont résolu d'une autre manière en créant des quartiers très segmentés socialement et ethniquement. Il n'est donc pas rare d'avoir des écoles exclusivement composées d'élèves d'origine pakistanaise par exemple.
Donc l'uniforme scolaire pourquoi pas si nos écoles pratiquent réellement la mixité sociale. Sinon, c'est juste une standardisation de plus.
Rédigé par:Sebastien | le 25/10/2006 à 14:51
Idir, puisses-tu être lu, écouté et suivi! C'est brillant, tout simplement. Que dire de plus, que l'école est la seule chance de ceux très nombreux qui n'ont pas une famille qui pourvoira à leurs besoins quoi qu'il arrive. Elle ne gomme pas les injustices, ni les discriminations, mais c'est la seule chance, et il faut la saisir, ne pas la gâcher. Bravo encore!
Rédigé par:L'échodu93 | le 25/10/2006 à 14:54
J'ai oublié l'essentiel : très sympa l'article et très bien écrit. Ca m'a ramené dix ans en arrière. Jean Renoir était fréquentable à l'époque, mais il valait quand même mieux avoir une belle bande de potes et soigner ses relations pour passer une scolarité pépère.
Idir, il faudrait vraiment songer à développer votre talent d'écriture. Tiens, par exemple, avez-vous votre propre blog ? Dans le cas contraire, il ne pourrait pas faire concurrence au Bondy Blog, votre ton est unique.
Mais sans doute, comme nous tous, manquez vous de temps pour faire éclore votre talent. A défaut, préservez-le.
Rédigé par:Sebastien | le 25/10/2006 à 15:00
@ Sebastien: Les fringues et les marques qui vont avec participent surtout à l'engraissement d'une poignée de multinationales. Je ne pense pas que la pub dés l'age du biberon, le lavage du cerveau et le phénomène d'identification aux stars soient une fatalité. Il y a un temps pour tout et l'école est faite pour apprendre avant d'etre faite pour pouvoir se montrer.
La culture des apparences ne donne pas forcément du boulot et les jeunes des cités tombent, mais ce n'est que mon avis, dans le piège de l'apparence et du consummérisme encore plus que les autres.
Je partage en revanche tout à fait votre point de vue quant à la mixité sociale. Oui à l'uniforme mais non à la ségrégation!
Rédigé par:Xquise | le 25/10/2006 à 15:22
Ouais: je trouve simplement que l'aticle révèle le positionnement géographique et sociologique de l'auteur. Une victime qui rêve de devenir bourreau par revache socialo-jsais pas quoi.
C'est une pensée du ressentiment: intéressant que Mowgli et Echo aiment ce genre de pensée quand ça les arrangent.
Reste s'effacer un peu, se comprendre, c'est bien avant de parler des autres.
Faites un tour à bondy Nord, ça vous ferait du bien au lieu d'avoir peur des lacostés en tachini.
Diviser pour mieux régner: les agents des dominants trouvent toujours de bons moutons pour relayer leurs "pensées".
Rédigé par:mdr | le 25/10/2006 à 15:38
Idir et la microsociologie, j'en redemande!
"une bonne paire de Air max neufs peut cacher à la vue de tous un visage ingrat."
Tu veux dire que les meneurs de la vie scolaire ont toujours la tête dans les chaussettes?
Sinon une bonne solution pour en finir avec la dictature du staïle : la cagoule (http://www.dailymotion.com/video/xhq6k_fatal-bazooka-fous-ta-cagoule). Ca pète plus que le hijab ou la casquette à la ricaine.
L'uniforme à l'école, je suis pour le généraliser. C'est ça, l'école laïque et républicaine moderne. Plutôt qu'interdire le foulard, le string, mesurer la taille des barbes ou des croix, une blouse pour tout le monde et seules les personnalités ressortent du lot.
Rédigé par:Charles André | le 25/10/2006 à 15:56
Une précision cependant : les amateurs de jeux de rôles sont amateurs de jeux de rôles précisément parce que ces jeux permettent de s'échapper du monde réel. Poule ou oeuf, je sais pas, mais en tous cas leur passion ne dénote pas un grand goût de la sociabilité réelle.
Rédigé par:Charles André | le 25/10/2006 à 15:58
charles andré, pouvez vous preciser ce que recouvre le monde reél ?
les jeunx de role ( à plusieurs donc ) sont en dehors ?
plus qu'aller voir un ciné ?
plus qu'aller au café ?
plus que jourer au tarot ?
plus qu'internet ?
plus que joure au foot ou tennis ?
bref les loisirs en general seraient-ils des echappatoires au monde reel. interessant sujet .
Rédigé par:mowglii | le 25/10/2006 à 16:19
Oui, intéressant sujet. Tout ce qui relève de l'imaginaire est un échapattoire au monde réel. Pour mieux le changer ou l'oublier? Ca dépend pour qui. J'ai une légère préférence pour ceux qui veulent accomplir leurs rêves ici-bas.
Pour avoir joué aux jeux de rôles et cotoyé cette caste, je sais qu'il s'agit fort souvent de nerds proches de l'autisme.
Mais c'est vrai, ça peut s'appliquer à pas mal de loisirs. Les adeptes du jeux de go sont pas mal non plus !
Rédigé par:Charles André | le 25/10/2006 à 16:27
Juliette, je suis allé à l'école, merci.
J'aimerai plutot lire ce qu'en pense MH, un prof un vrai. Je suis sur qu'il ne voit pas les choses pareilles.
Les lacostés sont les bouseux...etc; bref, les catégories d'Idir sont extrêmement pauvres et figés. Triste de lire ça sur Le Bondy Blog.
J'attends pas militances à 3 balles. mais les stigmatisations de cette sorte vraiment à gerber.
nadia: regarde ce qu'a fait ton redac chef au sujet des Verts. Tu verras c'est quoi de choisir la vérité à l'amitié,
Quant aux pseudo féministes française réac, je leur conseille de se tourner ver les féministes américaines, les premières a avoir défendu les noirs, les homos... Pas de cloisennement des luttes
Lisez Judith Butler, renseignez vous sur ce que sont les Women Studies, les Gendre Studies (faites google et allez de lien en lien)
Parce que les pseudo féministes qui reconduisent la pensée du Mâle dominant, ça pullule par ici...
Rédigé par:penser c'est pas donner à tout le monde | le 25/10/2006 à 16:29
Gender Studies, pardon.
Vous verrez: ça un rapport avec cet article, et surtout avec vos, nos vies
Rédigé par:errata | le 25/10/2006 à 16:30
Xquise,
Je suis d'accord avec votre remarque sur l'enrichissement des multinationales de la fringue et sur leur emprise sur les jeunes. Mais je sais par expérience qu'on peut se constituer un look très identifiable et très identifiant sans forcément dépenser son argent dans des fringues de marque.
Maintenant, il est clair que les marques ont parfaitement compris, récupéré et utilisé cette propension naturelle des ados à se constituer en tribus, avec le code vestimentaire qui va avec. Ca ne signifie pas que cette propension est mauvaise, futile et inutile.
Et je ne pense pas que le port d'un uniforme à l'école diminuerait le goût des élèves pour les fringues de leur marque préférées. Il n'y a qu'à voir la fantaisie vestimentaire des jeunes japonaises quand elles ne sont plus obligée de porter leur uniforme pour s'en convaincre.
Ce que je voulais dire, c'est que ça fait partie des expériences adolescentes. Ils vont de toutes façons devoir porter un jour ou l'autre "l'uniforme" qui va avec leur métier, du bleu de travail au costard-cravate. Et les codes qui régissent la tenue vestimentaire des adultes sont sans doute bien plus rigides que ceux des ados.
Alors s'ils peuvent encore avoir cette liberté d'expérimenter, laissons-la leur. Et tant pis pour les "bouseux" qui ne parviennent pas à suivre le rythme, ils survivront de toutes façons.
Au fait, je suis allez voir votre blog. C'est plutôt bien écrit, pas dénué d'intérêt, mais les textes sont un chouille trop longs. Enfin, c'est mon avis.
Rédigé par:Sebastien | le 25/10/2006 à 16:38
Idir, j'adore. Le sens de l'observation et celui de l'humour, comme d'habitude. Pas étonnant que ça mette en fureur les militants coincés et dogmatiques.
Rédigé par:Robert Marchenoir | le 25/10/2006 à 17:23
Dis moi qui te soutient, je te dirai qui tu es.
T'aurai dû parler de "barbares" Idir, vu que Robert c'est ce qu'il dit sur d'autres blogs de tes lacostés.
Idir, je crois que Laurent Gerra cherche un auteur. Je peux t'avoir aussi un piston avec Michel Leeb
Rédigé par:proverbe | le 25/10/2006 à 17:27
oui oui très drôle. quelle sens de l'observation ! j'ai mal au foie ma foi c'est la première fois dans cette ville de Foix que j'ai des barres de
Rédigé par:mimi tati | le 25/10/2006 à 17:32
C'est quoi la différence entre un poisson et un nuage ?
Je sais pas
Rédigé par:Bigard jean-Marie | le 25/10/2006 à 17:34
Ce n'est pas la faute des filles d'avoir une petite bite
Relis toi c'est pas possible ce que tu sors: aigreur revanchard ressentiment derrière l'humour bien franchouillard dirait Briardounet.
ça va chez toi ?
C'est la faute aux autres ? Tu te vengeras bien assez tot c'est ça ?
Te rend tu compte "Qui parle ?" quand tu parles ?
Rédigé par:observation | le 25/10/2006 à 17:40
J'ai compris ! Tu t'inspires de l'interview de Kate Winslett dans le Grand Journal !
Décidément t'as toujours de sacrées sources !
Le journalisme de Bazar ou de Babar !
Rédigé par:Eurêka | le 25/10/2006 à 18:07
===> Observation
"...l'humour bien franchouillard, dirait Briardounet," écrivez-vous. Ah bon? Briardounet vous a-t-il donné l'autorisation de parler en son nom? Ce que vous faites à Briardounet, c'est un procès d'intention. Et, donc, un procédé qui est non pas franchouillard, mais typiquement français. Dans un pays tordu depuis des siècles par notre Sainte Eglise catholique.
Et, si vous permettez, voici le sentiment dudit Briardounet, pour ce qui est du contenu. (Pour la forme, voir plus haut).
L'article me paraît excellent et démystificateur. Parce qu'il rend compte de la mode actuelle. Et la France, c'est le pays de la mode (voir la-dessus la princesse palatine, belle-soeur du Roy-Soleil). Les pauvres gosses ("étudiants", Idir dixit) du secondaire reflètent de façon caricaturale les passions de leurs parents, et, en premier lieu, le consumérisme. L'attrait de l'image (télé, crocodile et compagnie). Ce que nos seigneurs et maîtres des agences de pub, d'opinion publique et autres politologues ont appelé d'une expression essentielle: "l'image de MARQUE"= Lacoste, Sarko, Ségo, Adidas, Nike (ta mère)... Et qu'ils nous expriment par des impératifs, c'est-à-dire des ordres:"Voyagez! Regardez! Prenez! Assurez! Venez!,Construisez! Investissez!"[Voir le panneau d'ouverture de M. Wanadoo] Ordres qui se résument tous à : "Achetez!" C'est-à-dire "Aboulez le phryck!"
Les bouzeux, dont parlent si bien Idir, ces intouchables tout au bas de l'échelle, sont pris comme les autres dans ce tourbillon de la khaunnery des apparences. Et de la réalité du Veau d'Or.
Tout le ramdam sur l'anniversaire des insurrections -pardon des "événements"- d'il y a un an sert à évoquer quelques images pour quelques nouveaux scoops. En vue du " 20 heures" - pour employer la métaphore (=image) des gens in the know.
Telles sont les "observations" authentiques d'un plouc normand...
Idir Hocini, continuez, s'il vous plait.
Rédigé par:Briardounet | le 25/10/2006 à 19:00