Chronique de la vie ordinaire
Bonjour, je vous appelle de la part d’une habitante de la cité X. Elle a assisté par sa fenêtre au déroulement du fait divers dont les télévisions ont parlé hier et ce matin. Elle peut reconnaître les auteurs.
- Eh bien pourquoi ne nous a-t-elle pas parlé lorsque nous sommes passés ce matin pour une enquête de voisinage ?
- Elle a 78 ans, vit seule et craint les représailles. Comme tous les autres habitants de cet immeuble, elle a déjà subi des actes d’intimidation depuis quelques mois : forçage de sa boîte aux lettres, graffitis sur sa porte, coups à sa porte en pleine nuit, menaces lorsqu’elle sort faire ses courses… Mais elle est prête à témoigner si vous lui garantissez l’anonymat.
- Ah je suis désolé, c’est impossible, si elle n’est pas victime directe, nous ne pouvons lui assurer ni protection ni anonymat.
Alors cette dame ne parlera pas.
Questions d’ambiance
Comment sait-on où habite le « caïd » d’un
quartier ?
Sa cage d’escaliers, voire son immeuble, est la plus calme et la plus propre.
Comment reconnaît-on des policiers en civil dans une
cité ?
Deux ou trois personnes de type européen, cheveux très courts dans une petite voiture de marque française.
Pourquoi les voitures banalisées ne restent jamais bien
longtemps dans les mêmes endroits ?
Le métier de policiers est de surveiller et d’arrêter les délinquants. Le métier de délinquant, c’est de surveiller les policiers…
Pourquoi les voitures brûlent-elles parfois dans certains
quartiers ?
L’explication la plus souvent retenue est que le feu efface les empreintes. On peut aussi envisager l’hypothèse où la voiture brûlée monopolise l’attention de tous, pouvoirs publics comme habitants, surtout si on en profite pour faire autre chose. Comme « monter la pression » en caillassant les pompiers et les policiers, entre-autres.
Ariane


A part ça, le dispositif juridique est adapté, ne touchons à rien. Il faut juste "plus de moyens". (Bon, là, il faut aussi plus de moyens. Mais ça ne suffit pas.)
Rédigé par:Robert Marchenoir | le 29/09/2006 à 20:07
pourquoi en Angleterre dénoncer un délit voire un crime est bien vu et même favorisé par les pouvoirs publics alors qu'en France ,toute dénonciation est perçue comme une délation ,donc méprisable ?
voilà une des scories de la seconde guerre mondiale où on a assimilé les dénonciateurs à des fachos (à juste raison à cette époque )mais maintenant ne pas dénoncer c'est être complice !
pourquoi toujours cette opprobre sur les dénonciateurs !
Rédigé par:jean-louis | le 29/09/2006 à 21:53
Super sans plomb
Chez nous le maire est marié à un juge. Je dis pas qui fait la femme ou l’homme ça n’a pas grosse importance. En vérité c’est qu’on a fini par savoir la maison de ce petit nid qui doit pas rouler sur l’or, bien sûr, mais qui doit pas marcher à pied pour autant.
Alors notre première idée c’était d’aller montrer qu’on était content de les avoir trouvé, avec les petits tours qu’ils nous avaient fait on était content de leur faire savoir qu’on les avait dénichés eux, les bourgeois qui s’intéressaient au bonheur des gens on avait voulu leur montrer comme on était heureux.
On est pas allé avec grand-chose, des bonnes chaussures pour courir, de la musique et de quoi faire du feu. Un grand feu de joie devant la maison qui prenait une jolie couleur rosée, ça change de l’éclairage des lampadaires. Et puis nous comme on est des sauvages, mais des bons sauvages, capable de s’organiser, de savoir qui est qui et qui fait quoi, on a mis la musique et on a dansé.
On a dansé comme des sauvages et c’était bien, rien ne bougeait dans la rue, que nous et nos rythmes barbares. On aurait pu continuer comme ça longtemps mais on a été obligés de se disperser à l’arrivée des voitures de police des deux côtés. C’était saute-mouton et compagnie moi je n’ai pas été pris.
Ce que je peux dire c’est que dans nos cités dortoirs les communications fonctionnent bien. Les volets de la maison du juge ne se sont pas ouverts et peupler la rue, à l’heure où tous les chats sont gris, les gens qui comptent sur leur moyens de communication ils aiment pas ça. Enfin, ça marche.
Rédigé par:dilgo | le 30/09/2006 à 14:47
dilgo est un terroriste-délinquant. Certainement un dangereux idéaliste qui cherche déstabiliser la société déjà malade à cause de tous les communistes, noirs, arabes , juifs, homosexuels dont la plupart sont des planqués du service publique qui nous emmerdent avec leurs grèves et qui verront bien quand on aura enfin tout privatisé comment ça sera bien.
Lionel
Rédigé par:Lionel | le 02/10/2006 à 09:17
Bonjour à tous,
"dilgo est un terroriste-délinquant", dénonçons-le immédiatement et collectivement à la police de la pensée!
a+
Rédigé par:bob | le 02/10/2006 à 10:22
Bonjour Bob,
Tu as bien raison, c'est honteux de laisser ces dangeureux individus user de notre liberté d'expression alors qu'ils ne cherchent qu'à pourrir l' échange.
Lionel
Rédigé par:Lionel | le 02/10/2006 à 11:38
Ariane, tout faux à mon avis ;
1 - la loi perben a permis de temoigner "sous X" . on en a entendu parler recemment pour les 20 types qui se sont acharné sur deux policiers .
2 - aujourd'hui une grande part des flics ne sont pas de "type européen " . allez dans n'importe quel commissariat d'ile de france .
Rédigé par:mowglii | le 02/10/2006 à 13:23
Mowgli, la loi impose aux commissariats de prendre les plaintes des citoyens qui se présentent. je vous invite à essayer de porter plainte parce que quelqu'un vous a menacé ou parce que votre hall est squatté dans un commissariat du 93...
Rédigé par:amsk | le 03/10/2006 à 19:56