L’été,
durant les vacances, il y a ceux qui partent, les chanceux, et puis il y a ceux
qui restent. Heureusement, pour beaucoup d’enfants qui ne partent pas, les
centres de loisirs proposent des activités qui ont permis à des générations de bénéficier d’activités nautiques (à
la piscine ou à champs sur Marne), de sortir dans des parcs de loisirs ou tout
simplement de mener des activités au centre.
A
Bondy, il y a plusieurs centres au Nord comme au Sud mais il y en a un qui est
incontournable, le centre Jacques Prévert. Ce dernier est dirigé depuis près de
30 ans par le même directeur, Christian, une figure emblématique.
Interview
avec le doyen de l’animation Bondynoise.
Depuis
combien de temps travailles-tu à Bondy ? Et comment es-tu venu à
l’animation ?Je
suis tombé dedans tout petit, ma mère était déjà directrice. Après mon bac, je
n’ai pas eu envie d’aller à la fac, alors j’ai fait de l’animation en centre et
en classes de neige ou de mer. Par la suite j’ai pris deux années sabbatiques
et j’ai repris la fac.
De
1975 à1977, j’ai été directeur-adjoint à Léon Blum (centre primaire à Bondy Nord) et puis, je me
souviens, au mois d’avril, on m’a proposé le poste de directeur à Prévert.
Depuis je n’ais pas bougé. Ca fait 29 ans que je dirige ce centre, je fêterai
mes 30 ans en 2007 !
Tu
n’as pas eu envie de changer de métier ? Pourquoi ?Je
suis hyper attaché à ce centre. Je retrouve les enfants d’anciens gamins que
j’avais eus, et puis il y a un attachement à cette ville même si je n’y habite
plus aujourd’hui. J’y ai vécu enfant, une partie de ma famille est impliquée au
niveau local. C’est bizarre, je n’ai pas d’attachement politique et citoyen
dans la ville où j’habite aujourd’hui alors que je continue à suivre ce qui se
passe ici.
Quel
est ton parcours ?J’ai
repris mes études, passé un DEA en Sciences de l’éducation et en parallèle une
licence de Lettres.
A
côté, je suis dans la formation continue pour jeunes et adultes. Après un
passage à l’Education nationale qui ne m’a pas plu, je me suis dirigé vers
l’insertion et un secteur moins conventionnel. Si à l’époque il y avait eu une
structure dans l’animation, un cadre pédagogique, j’en aurais fait ma
profession mais il n’y avait rien de tout ça. On était gérés par le service des
écoles et le patronage laïc. L’évolution à Bondy a été plus lente que dans
d’autres villes où il y avait déjà des vraies politiques de l’Enfance et des
moyens mis en adéquation.
J’ai
dû travailler mais j’ai toujours essayé
de garder le centre à côté.
Sur
les conditions de travail, comme d’un point de vue financier, comment les
choses ont–elles évolué ?
Il y
a un vrai progrès de ce côté-là, car il n’y a pas de grosse baisse de budget
d‘une année sur l’autre. Avant les centres étaient gratuits, on avait un petit
budget minimum, les sorties et goûters étaient financés par les parents, de ce
côté-là je suis favorisé. Le centre est au milieu d’une zone pavillonnaire, il
n’y a qu’une petite cité, les parents depuis toujours travaillent pour la
majorité. Je pouvais mettre en place des activités, mais ça n’était pas le cas
partout.
Aussi,
contrairement à d’autres quartiers, la mixité ethnique est ici plus importante
aujourd’hui, la communauté africaine par exemple était moins nombreuse en 1977.
Je trouve que c’est une très bonne chose, il y a une vraie mixité maintenant.
Cette mixité, on la retrouve aussi dans l’équipe, sans avoir cherché forcement
à représenter toutes les communautés, ça s’est fait naturellement, ça suit et
correspond à l’image de la ville.
Si
on revient sur le budget, depuis Roger (l’actuel maire), le système me parait
plus juste, c’est un service public qui a un coût pour la collectivité et les
parents payent eux en fonction de leurs revenus.
Le
budget se fait au prix de la journée par enfant, ça équivaut à peu près à 1,15
euros par enfant, c’est le système moins inégalitaire on peut dire car il ne
favorise pas un quartier par rapport à un autre. Après chaque directeur a sa
manière de gérer, chacun privilégie des choses par rapport à d’autres.
On aurait
toujours envie d’avoir plus, pour pouvoir faire plus, mais c’est comme partout.
Les
activités d’été notamment ont diminué à cause de problèmes financiers.
A
Bondy, un problème persiste c’est qu’ils n’ont pas mis en place la filière
animation pour les centres de loisirs. On n’a pas d’animateurs avec un vrai
statut. Il y des animateurs permanents mais seulement en maison de quartier. Dans
d’autres villes, ce sont des employés de la fonction publique territoriale qui
encadrent les activités périscolaires. Ca permettrait de créer un lien entre le
centre et l’école, les animateurs permanents travaillant la semaine feraient le
relais avec l’éducation nationale.
Les
enfants ont-ils changé ? Leurs demandes, leurs besoins…?La
société évolue, les gamins sont plus demandeurs, il y a des demandes
d’activités auxquelles on ne peut pas répondre faute de moyens. Je ne veux pas
faire le vieux con mais ils se lassent plus vite. Il est plus difficile de les
motiver, mais cet été on organise un séjour à la campagne, pas centré sur une
activité précise, ni Club med et les gamins sont partants, il est plus dur de
les motiver mais la magie de la découverte est toujours là quand ils y sont. Il
est plus dur de les bouger c’est une génération « télé-console ».
Quel
bilan tires-tu de ton travail de directeur durant toutes ces années ?
Je ne
sais pas, ce que je peux dire c’est que je laisse aux gens les moyens de
travailler. Je suis formateur, alors je donne des responsabilités mais je ne prends
pas la tête, je fais confiance et délègue pas mal. Je suis content car c’est vrai que beaucoup
d’ex-animateurs de Prévert sont aujourd’hui directeurs ou adjoints sur d’autres
centres.
Ça
fait trente ans bientôt que je suis là et je suis toujours motivé par ce que je
fais, sinon je ne le ferais plus. Je trouve toujours autant d’intérêt de former
de nouveaux animateurs, de créer des choses nouvelles avec les gamins. C’est un
vrai boulot, on a, faut pas l’oublier, une mission éducative de sensibilisation
des gamins à la citoyenneté, avoir le sens du partage, du collectif, c’est
important.
Par
Soraya Messaoudi
Souvenirs, souvenirs,
Comme beaucoup, j'ai fait partie de l'équipe de prévert. Très bons souvenirs avec les gamins, les animateurs........
Bonne continuation, j'attends avec impatience le champagne pour les 30 ans.
Rédigé par:hamod | le 24/07/2006 à 16:48
Hamod!
On vous attends, vous aviez promis
Rédigé par:Pascal, bibliothécaire a la bibilothèque | le 24/07/2006 à 17:09
Ouais c'est cool j'étais animateur à Prévert
Maintenant je vends des beignets sur la plage de Palavas
Chouchou beignets, 2 achetés,
3 capotes bleus UMP offertes!
Rédigé par:animateur | le 24/07/2006 à 17:14
Nous déconseillons fortement ces préservatifs clandestins
Rédigé par:centre de virologie nationale | le 24/07/2006 à 17:17
Le temps des colonies
Je ne comprends pas les vacances. Etre en vacance, je crois que ça veut dire laisser le vide après soi. Mais c’est impossible que je fasse une chose pareille. J’imagine que je pars et que je reviens pour boucher le trou que j’avais laissé, peut-être pas sans le sécuriser avant de le laisser. Ou en le laissant purement et simplement, pour faire autre chose. Mon trou se trouvait dans un emploi du temps, il me donnait l’heure et l’endroit. Je savais ce que je devais faire. J’ai pris un billet pour aller à la plage comme tout le monde. Dans des endroits ou je risque d’être pris en embuscade par des commerçants, des hôteliers, des vendeurs de bibelots. Ils savent que je veux de la nature et de la grâce mâtinée, des bons petits plats et même de la grimpette. Je préfère continuer. Je vais me cacher dans un coin de la planète et secrètement produire de la valeur. Comme d’habitude. Je ne le dis pas à mes collègues mais je considère que ce que je fais a de la valeur. Alors je choisis un village montagnard et je continue de trimer. Bien sûr je ne peux pas faire exactement ce que je fais dans ma ville, mais je m’en fous, je bosse. Secrètement, je ricane ; je me dis qu’en essuyant des verres et servant du vin à des gens qu’hier encore je ne connaissais pas le monde s’agrandit. A la rentrée je veux que tout recommence comme avant, comme si rien ne s’était passé, ce grand vide. Je veux être là, sur le qui-vive, sentir le froid de l’hivers montrer le nez, entendre le grondement de la machine, voir les yeux encore lourds du sommeil de l’été, les corps encore saisis du souvenir de la caresse des jours ensoleillés. Je ne veux pas rêver, je ne veux pas m’absenter.
Rédigé par:dilgo | le 25/07/2006 à 03:31
Tests de grossesse et d'ovulation PAS CHERS!!!!
Hello, il existe des tests de grossesse et d'ovulation pas chers du genre 5 Euro port inclu sur:
http://www.miaperla.com
Cela vous evite les attentes et devinettes.
Rédigé par:hgfhf | le 25/07/2006 à 10:13
pascal,
aussitôt que j'aurai fini d'apprendre a méthode globale, je prends un abonnement.
Promis........
Rédigé par:hamod | le 25/07/2006 à 10:56
Hamod,
je vais te raconter une histoire:
C'est l'histoire de 4 mecs en prison, ensemble ds une cellule;
chacun est toxicomane: un heroinomane, un cocainomane, un extaman et un shitoman.
Ils fimentent une évasion:
l'heroinomane dit: "On v se faire un shoot atomique, et après yaura plus de mur, plus de maton, on sera invisible et on s'en va!"
Le cocainomae dit: "On va se faire des lignes de TGV, et personne ne pourra nous arrèter!"
L'extaman dit: "On gobe et hop! Tout le monde va s'aimer, ils vont nous laisser partir! love love love!"
Le shitoman dit: "Les mecs, on va se faire un joint de la mort, et de l'évasion, on en reparle demain!"
J'en déduis cher Hamod, que vous abusez du shit!
Stop à la drogue du pauvre qui sert a endormir la lucidité et l'action!
C'est ce que je dis toujours a mon dealer généreux...
Rédigé par:Pascal, bibliothécaire a la bibliothèque | le 25/07/2006 à 15:52
La bibliothèque a reçu un livre très intéressant, court (60 pages) et très lucide:
LA PSYCHOSE FRANçAISE Les banlieues: le Ban de la République
de Mehdi Belhaj Kacem
un jeune écrivain poète philosophe en-dehors des trous du cul universitaro-médiatiques
Je vous laisse lire ce livre lucide et agressif sur les "émeutes" 2005!
Rédigé par:Pascal, bibliothécaire a la bibliothèque | le 25/07/2006 à 15:57
Pascal: controle fiscal!
et pour la bibliothèque de Bondy aussi!
et pour tous les animateurs qui sont passés par le centre Prévert!
Je vous avais prévenus bandes d'insoumis!
Rédigé par:Le controleur fiscal | le 25/07/2006 à 15:59
Dans chaque église ya toujours quelques choses qui cloche
Rédigé par:Jacques Prévert | le 25/07/2006 à 16:01
HIHIHI
Rédigé par:Fantomas | le 25/07/2006 à 16:02
Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Rédigé par:Jacques Prévert | le 25/07/2006 à 16:02
Le Cancre
Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
on le questionne
Tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Il efface tout
les chiffres les mots
les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maitre
Sous les huées des enfants prodiges
Avec les craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessinne le visage du Bonheur.
Rédigé par:Jacques Prévert | le 25/07/2006 à 16:08
Jacques
pour vous
ce sera
LE PELOTON D'EXECUTION!
Rédigé par:Le controleur Fiscal | le 25/07/2006 à 16:09
Monsieur le président,
je crois que vous commettez une grave erreur!
C'est Fantomas qui tire les ficelles!
Rédigé par:Jack Bauer | le 25/07/2006 à 16:10
Mais qu'est-ce que c'est que toute cette saleté! Yen aurait-il qui abuse de la canicule pour poser des faux RTT?
Rédigé par:Blandine Frémond, intendante a l'assemblée nationale | le 25/07/2006 à 16:12
Madame Blandine!
C'est pas la faute a la canicule ni aux 35heures!
C'est que Mamadou a été passé au Karcher puis renvoyé par charter!
Reste plus que moi, et jsuis bourré madame Blandine
Mamadou ma manque
Il mettait l'ambiance avec son balai il faisait des blagues
Rédigé par:René, balayeur a l'assemblée nationale | le 25/07/2006 à 16:14
Mon indic m'avait dit que Mamadou c'était Fantomas
mais il est toujours là
comment que çq se peut que c'est possible?
Rédigé par:inspecteur labavure | le 25/07/2006 à 16:15
Et ben!
J'aurai jamais cru que votre gouvernement était encore plus pourri menteur incompétent démagogue que le nôtre!
Vous avez pas un Jack Bauer qui peut vous régler ça en 24h??
Rédigé par:Jack Bauer | le 25/07/2006 à 16:19
Si si je suis là!
mais je rends le temps moi d'enquêter, jusqu'à l'endormissement général!
Rédigé par:commissaire Maigret | le 25/07/2006 à 16:20
Je peux pas être au four
et au moulin!
Rédigé par:commissaire Moulin, ami de ministre en fonction | le 25/07/2006 à 16:21
Agent 72!
Occupez-vous du commissaire Navarro
c'est un traitre!
HIHIHI
Rédigé par:Fantomas | le 25/07/2006 à 16:22
Trop tard, j'ai été expulsé!
Mais TF1 a embauché ma fille! jvais peut etre pouvoir revenir
Rédigé par:commissaire Navarro | le 25/07/2006 à 16:23
Agent 88
Occupez-vous de la fille Navarro! au plus vite!
Rédigé par:Fantomas | le 25/07/2006 à 16:23