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Chronique judiciaire

Vue_ext_tgi_bobigny_1Une manière d’avoir une idée de la vie de nos quartiers est d’aller voir les affaires qui se jugent au tribunal, qui jugent les délits qui y ont été commis. Cela n’est heureusement qu’un aspect, pas le plus reluisant, et sans doute pas non plus le plus représentatif. Mais il nous a paru intéressant de raconter ce qu’on peut y trouver.

 
Lundi 3 juillet 2006,14 heures, Tribunal de Grande Instance de Bobigny. Au sein de la 6ème salle d’audience, c’est une affaire de famille qui se juge. Madame X est appelée à la barre. Mère d’une jeune adolescente, c’est en tant que défenderesse qu’elle comparaît aujourd’hui contre son mari. Ce dernier attaque sa femme qui l’empêche depuis maintenant deux années de voir sa fille, car selon elle « la petite a subi des attouchements ». La mère aurait trouvé cet alibi pour discréditer le père et ainsi avoir la garde de l’enfant. Et depuis une ordonnance rendue par le JAF comme on l’appelle communément dans le jargon judiciaire, le Juge des Affaires Familiales, il est autorisé à voir sa fille un mercredi sur deux pendant une heure dans un lieu public. L’avocat du demandeur intervient alors et demande au juge que son client soit autorisé à voir sa fille chez lui « car en n’ayant pas vu sa fille durant deux années, celui-ci a subi un véritable préjudice ».

Dans la 5ème salle d’audience, chambre correctionnelle, c’est tout autre chose qui se joue. Les personnes soupçonnées sont M. Kilé, d’origine camerounaise, naturalisé français et vivant en Suisse ; Mme Chambi, alias « Mimi » camerounaise. Ils ne sont pas mari et femme mais amants. Le premier ne parle pas la langue française, c’est donc une interprète qui se charge de lui traduire en anglais tout ce qu’affirme Madame le juge. Celle-ci leur demande tout d’abord, comme l’exige la procédure, s’ils acceptent d’être jugés aujourd’hui… oui. Madame Chambi menottée, est nerveuse, pas agitée pour autant. Les faits sont les suivants : le 13 juin dernier, en soirée, les services de police, sur renseignement, se postent à la première sortie de l’autoroute du Nord pour interpeller deux suspects en provenance de Belgique, un véhicule correspondant à la description et à l’immatriculation enregistrées est arrêté pour conduite irrégulière : fouille dudit véhicule et des passagers : Mme Chambi cache sous sa jupe des paquets emballés et solidement scotchés : 50 boudins de cocaïne, soit 670 grammes. M. Kilé est contrôlé positif à la cocaïne…Mme Chambi demande à intervenir : « je ne savais pas que c’était de la cocaïne… ». Madame le Juge perd patience et prévient Mme Chambi que « la peine encourue est de 10 ans d’emprisonnement et d’une interdiction de séjour sur le territoire français ». C’est au tour du Procureur de la République de présenter son réquisitoire : il parle d’image triste, de deux personnes refusant d’assumer leurs responsabilités, de faits très graves, de quantités de stupéfiants très importantes dont la valeur marchande est non négligeable : il demandera finalement 45 mois d’emprisonnement mais pas d’interdiction de séjourner sur le territoire. C’est enfin au tour des avocats de présenter leur plaidoirie. Tout d’abord l’avocate de Mme Chambi souligne que cette dernière a trois enfants scolarisés dont deux de nationalité française, qu’elle a sa vie en France. Suit l’avocat de M. Kilé, plus long dans son intervention, il insiste sur le fait que ce ne sont que des présomptions qui pèsent sur son client, il rappelle le principe de la présomption d’innocence figurant à l’article 9 de la DDHC et répète qu’ « on ne peut fonder une partie des accusations sur des présomptions », les éléments à charge contre M. Kilé étant inexistants, l’avocat plaide la relaxe. Arrive l’heure de la délibération. Entre temps, dans les couloirs du Tribunal, une avocate présente pour la prochaine affaire discute avec sa cliente qui attend, « patience Madame, c’est long la Justice ! ». Retour dans la salle d’audience, après s’être isolée cinq minutes avec ses assesseurs, Madame la Juge annonce la peine requise : 3 ans d’emprisonnement ferme pour détention, trafic et usage de stupéfiants. A noter que Madame est enceinte.

Troisième affaire : deux jeunes hommes trentenaires de nationalité béninoise dans le box des accusés : M. Ouzeh et M. Amadou. En octobre dernier, ces deux là ont risqué leur vie. C’est en arrivant à l’aéroport de Roissy que les agents des douanes constatent que M. Amadou et son camarade ont le ventre anormalement gonflé. Les radiologies révèleront qu’ils avaient ingéré une quantité mirobolante d’or blanc  (pour 2000 euros d'ovules de cocaïne) . Ils sont alors accusés d’avoir importé, transporté et détenu 863 grammes de cocaïne, selon l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction. M. Amadou tente vainement d’expliquer que celui qui lui a demandé de transporter de l’or blanc jusqu’en France, un certain « El Hadj » lui a dit « de lui  faire confiance, ça m’a suffit. J’avais des problèmes d’argent ». Le Procureur y va franchement, pour lui, ces personnes se servent d’excuses, se plaignent d’être dans une situation de détresse, pour justifier leur acte. Nous n’attendrons pas la délibération de cette dernière affaire mais l’on devine que ces jeunes béninois ne sont pas prêts de quitter la France…

 
Par Hanane Kaddour

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Voici les sites qui parlent de Chronique judiciaire:

Commentaires

Comment monsieur Kilé peut-il être naturalisé français sans connaître la langue française?

La France ne connaît pas le principe de l'exécution des peines à l'étranger ?

Pourquoi détenir un Béninois en France alors qu'il possède tout son tissu social dans son pays ? N'est-ce pas injuste ?

"Pourquoi détenir un Béninois en France alors qu'il possède tout son tissu social dans son pays ? N'est-ce pas injuste ?"

Peut-être parce que la plupart des pays du globe font pareil, et en particulier de nombreux pays du Tiers-monde.

Peut-être parce que si vous êtes arrêté à la douane à Singapour avec une petite quantité de drogue, ce n'est pas votre tissu social qu'on va vous prendre, c'est votre vie.

Peut-être parce que la justice béninoise n'offre pas les garanties permettant d'assurer qu'une peine de prison prononcée en France y soit exécutée jusqu'au bout.

Peut-être parce que ces Béninois ont tenté de commettre un crime contre les jeunes Français en les soumettant à l'esclavage de la drogue, et en espérant en tirer un profit financier, et qu'en conséquence, il est juste qu'ils soient punis par la justice française.

Peut-être parce que la prison est précisément destinée à couper les condamnés de leur tissu social, et non pas à les y maintenir.

Et que c'est cela qui est juste, et non l'inverse.

"Peut-être parce que la plupart des pays du globe font pareil, et en particulier de nombreux pays du Tiers-monde."

En pratique, à ma connaissance, c'est pratiquement toujours l'inverse.

Le pays du lieu de commission de l'acte décide de la peine (par contre, le jugement peut s'étaler sur de nombreuses années d'où peut-être votre erreur), puis le détenu est transféré dans son pays d'origine pour y exécuter sa peine.

cf. p. ex. le cas du chanteur français ayant tué son amie dans un pays de l'est.

Voilà peut-être une des raisons de la surpopulation carcérale française... et des récidives.

Commentaire supprimé. Tout commentaire insultant, raciste ou visant à régler des comptes personnels sera édité par l'administration du Blog.

JE NE COMPRENDS PAS VOTRE REACTION BONDY BLOG LES GENS SEXPRIMENT SANS INSULTER ET VOUS FAITES SUPRIMER CES COMMENTAIRES QUI SONT IMPORTANT LES GENS ONT LE DROIT DE SAVOIR..VOUS CAUTIONNEZ CE GENRE DINDIVIDU MAL INTENTIONE..C'EST PAS CROYABLE!!

Chère claire,
Nous ne pouvons laisser dans les commentaires des accusations nominatives aussi graves car le Bondyblog n'est pas le lieu où doivent se régler des litiges qui selon ce que vous affirmez sont du ressort de la justice. Nous sommes désolés mais tous les commentaires dirigés vers une personne sont systématiquement édités pour éviter de faire de ce blog un lieu de mise en accusation, de délation et toute dérive allant dans ce sens. Les commentaires sont complètement libres et instantanés mais nous devons mettre en place quelques règles pour le bon fonctionnement du blog. Les commentaires doivent être avant tout un espace de discussion et de débat. Nous profitons de cette explication pour dire aux utilsateurs abusifs des commentaires sous de nombreux pseudos que l'abus de commentaires nuit gravement au dialogue.
Merci de votre compréhension

Grand jour

Daniel avait disparu à cause du calendrier Maya. C’était le 25 juillet, un jour hors du temps consacré à l’art, la méditation et le pardon. Mais il a disparu deux jours. Plus de Daniel. Dans sa boutique, sous le bistrot, la même inscription : fermé jusqu’à ce que ça ouvre. Il était au col de la Selle, il dessinait. Nous, on ne pouvait pas ouvrir le bistrot parce qu’on avait laissé les clés à l’intérieur et c’est Daniel qui avait fermé. On attendait qu’il revienne.
C’est bien, un jour hors du temps, ça permet de faire le break avec les obsessions quotidiennes. Moi, je n’ai pas d’obsession. Affectivement je suis un homme comblé. J’ai des enfants et une amie pour qui je sens beaucoup d’amour. Seulement, chaque fois que j’entends le mot justice, c’est toujours pareil, tout se remet en marche. Les souvenirs. Il me faudrait aussi un jour en dehors du temps, un jour qui pourrait durer une semaine.
L’actuel président de la cour d’appel de Paris est peut-être un magistrat que vous respectez. Mais, comme dit le poète François Villon, qui a fini pendu, qu’il soit le mien je le renie. L’actuel président de la cour d’appel de Paris est un grand homme, il a une position élevée et il est très en vue mais moi, je n’ai pas de respect pour lui. Il n’est rien pour moi. Il ne vaut pas mieux que les bandits, les truands et les brigands qui font le pain quotidien de nos correctionnelles.
Oh ! Que la rédaction se rassure, ce n’est pas un règlement de compte, c’est de l’information, et ça se vérifie, comme toute information. Seulement, il y a des choses que j’ai du mal à oublier, qui font marcher à fond toute ma faculté de pardonner. Moi Dilgo Marvick, je suis un homme du peuple outragé. Outragé par un type qui n’est rien pour moi mais que tout le monde prend pour un être sacré, parce qu’il représente notre paix et notre justice.
J’ai un immense respect pour la justice. De la peur même. La première fois que je me suis adressé à lui, j’étais dans mes petits souliers. Je cherchais des tournures ridicules comme un vêtement trop grand. Je lui demandais de faire respecter la loi. Je ne rentrerai pas dans les détails. Ca n’a pas d’importance. Une bonne fois pour toutes il faut le savoir, il n’était pas à Paris à l’époque, c’était le chef d’une juridiction de province, je voulais qu’il dise aux juges de sa juridiction de respecter la loi.
Ah ! Il ne voulait pas. Moi, Dilgo Marvick je lui ai dit que c’était un malhonnête homme. Il faut voir comme j’ai été traité par la police et les juges de cet homme important honorable. Prison. J’ai essayé de me révolter, de dénoncer la police, les juges et lui, le malhonnête homme. Ca n’a servi à rien. J’ai essayé de me rebeller. Ca n’a servi à rien. Le pouvoir est le pouvoir. L’homme a été honoré encore plus, muté à Paris, et moi déshonoré encore plus.
Ah !
De temps à autre, il m’arrive d’y repenser. Même Daniel, je lui en ai parlé. Je lui ai aussi parlé du Bondy Blog, des suisses et des jeunes gens qui animent ce journal de banlieue à l’autre bout du monde. Il m’a montré le dessin qu’il a fait au col de la Selle. Je lui ai dit que ce serait bien, à Bondy, plusieurs jours hors du temps.

A LA REDACTION
En tant que très ancien "commentateur", j'approuve sans réserve la rédaction qui interdit les posts injurieux. Et les posts diffamatoires qui peuvent entraîner des poursuites judiciaires.
Sur notre BONDY BLOG, la liberté de commentaire est telle que de nombreux plaisantins -euphémisme- et, parmi eux, certains qui ont oublié d'être içntelligents -autre euphémisme NON injurieux-occupent de l'espace et du temps. Leur bavardage -qui m'est souvent intolérable- est toléré par la rédaction : et la rédaction a raison de pencher pour la liberté la plus large. Sinon, c'est la censure, laquelle s'effectue toujours au gré des détenteurs du pouvoir.
Amis de Bondy, continuez!

BRIARDOUNET ,

CA VAUT AUSSI POUR TOI

C'est marrant Dilgo,
tu as posté ton commentaire exactement à l'heure à laquelle le Diable d'Amytiville prend possession des habitants de la maison: 3h14!

A lire:
un très court texte de Foucault ds Dits et Ecrits:

LA VIE DES HOMMES INFAMES

où il montre que le traitement par le droit, "la justice", des petits, des "oubliés", des "sans importance"
est le meilleur "reflet" d'une époque.

briardounet

je suis revenu de vacances depuis quelques jours et au vu
de certains commentaires de plaisantins ,je ne poste plus !
je ne sais pas comment le dire car je suis aussi contre la censure mais là c'est trop !

le bondy blog n'est quand même pas un défouloir !
sinon pourquoi ne pas déplacer systématiquement tous les commentaires qui n'apportent rien au débat dans un espace particulier libre de commentaires !

ce ne serait pas de la censure mais un aiguillage intelligent !
ceux qui verraient leur post déplacé ,seraient en mesure de le rectifier ou non !

Je me souviens
je me souviens, ya longtemps, tout jeune animateur à SOS ça Bouge,
on a fait une "sortie" au tribunal de Bobigny.
Avec les 16-25ans, on a assisté tout un apres-midi, aux audiences: violences, vols, doubles peines,...
C'était mi-comique mi-cafardant.

La justice avait déjà un goût de misère. Nécessaire, impitoyable et mascarade!

Ja savais que la plupart des jeunes avec moi au Tribunal, bien qu'ils étaient relativement cool par rapport aux jeunes de cité, je savais qu'ils allaient pour la plupart y gouter a cette justice.
Et je sais maintenant que certains y ont sérieusement goutés.

Qu'est-ce qu'on y a vu ce jour là? Qu'est-ce qu'on y avait appris?
J'ai cru que c'était pédagogique, j'avais pas encore 18ans!
C'était juste mécanique, dur, grotesque.
On s'est vu!

La censure est nécessaire pour certains commentaires.

Par contre, les articles ont les post qu'ils méritent.
Désolé pour Nadia, mais les articles idiots méritent des posts a leurs hauteurs.
L'esprit de des articles
ont quelque chose de ridicule, suffisant, insipide.
Leurs commentaires tentent de lui rappeler le devoir du Bondy Blog; s'il n'est pas respecté, les posts n'en ont pas l'obligation, sauf de lui dire: Merde! La pseudo douceur gentille en se croyant intelligente, Merde!

Et quand une blogueuse participe au dialogue en disant n'importe quoi: "Ya de la Banlieue dans l'air"
sans s'excuser, en jouant de la trompette style "employée du mois"
et bien
c'est au mérite en effet!

===> Jean-Louis
"...au vu de certains commentaires, je ne poste plus," écrivez-vous. Et que faites-vous immédiatement? Vous postez. Pour dire que vous ne postez plus... La dénégation, cher Jean-Louis. N'étant pas Freud, je ne me permettrai pas de commenter la dénégation de votre "post-NON-post"...Pour les raisons que: 1)il faut demander à l'Eternel de leur pardonner "parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils disent"; 2) que la khaunnery n'est pas interdite par la Loi de la République; 3)que "le Sage n'en n'a rien à foutre", vu que 4) il n'a qu'à passer à la suite.
Donc à bientôt, Jean-Louis puisque les chiens aboient et que la caravanne passe sans encombre.
P.S. Eûtes-vous de bonnes vacances? Les miennes ne viendront que fin septembre. Et dans les brumes calédoniennes - ce qui ne me changera guère de la Normandie...


===>"L'hôpital qui se fout de la charité."
Un "hôpital" qui parle pour "se foutre de la charité", ça c'est neuf.
Mais, après tout, sur un Blog libre, tout le monde a le droit de dire n'importe quoi, à n'importe qui, en se donnant n'importe quel pseudo. Et n'importe quand. La charité, c'est pour les cons. Ou pour les avions israëliens qui massacrent des gosses libanais. Ou les imams islamistes qui envoient des gosses kamikase se faire sauter en pleine ville.
Heureusement pour nous , bons Français - vu que le déficit de la Sécurité Sociale n'incite pas les Hôpitaux Psychiatriques de chez nous à essayer d'enfermer les soi-disant "Hôpitaux qui se se foutent de la charité". Heureusement encore, parce que s'il fallait enfermer tous ceux qui font ou disent n'importe quoi y'aurait plus guère de bagnoles sur les routes de France. Et nettement moins de khaunnerys sur le BONDY BLOG.
A tous les Vrais Sourds, Salut & Fraternité

"dp",

Vous dites au sujet de Nadia:

"Leurs commentaires tentent de lui rappeler le devoir du Bondy Blog"

En supposant que l'on peut vous compter parmi les auteurs de ces commentaires, pour vous permettre de tels propos, c'est que vous êtes sûrement membres de l'association qui gère le Bondy Blog, non? Ou au moins que vous êtes l'un de ces admirables journalistes Suisses qui ont lancé le Bondy Blog.

Bizarre, je n'imagine aucune de ces personnes s'abaisser à détruire un individu au nom d'un pseudo-élitisme intellectuel... A moins que je ne me trompe sur leurs qualités humaines.

briardounet

j'ai très peur que beaucoup de gens dont je suis se lassent de lire le bondy blog !
je trouve que les articles des chroniqueurs sont d'inégales qualités mais leur mérite est d'exister !
les commentaires doivent alimenter le débat mais malheureusement ce n'est plus le cas !

les vacances en sont peut être la cause ,je l'espère pour la pérennité du dit blog!

je suis surement vieux et j'ai été élevé à la "si tu n'as rien d'intéressant à dire ,tu te tais "

ces derniers jours ,vu la qualité des commentaires ,je n'avais rien à dire car je n'étais pas capable de leur emboîter le pas !

mettez cela sur mon age et n'en parlons plus !

ps: vacances en campagne française!
cueillir les groseilles relevait de l'exploit tellement il a fait chaud !

J'ai réalisé UNFORGIVEN (traduit en France par Impitoyable, alors que c'est: Celui qui n'oublies pas, ou Ce qui n'est pas oublié)

dans lequel je joue William Munny, payé pour buter deux blaireaux qui ont balafré une femme (une pute qui avait rit devant la petitesse d'une de leur quéquette) dans la ville où règne Little Bear, joué par mon pote Gene hackman.

Little Bear décide de punir les 2 blaireaux en leur faisant payer leurs crimes par 6 chevaux a donner aux putes.

Apres avoir assassiné mon pote black (joué par mon pote Morgan Freeman!)
Little Bear croyait que j'allais en rester là!
Ils ont osé, après avoir terrorisé les femmes de la ville, et conseillé a la pute de porter un voile! (pour cacher ses cicatrices)
Ils ont osé exhiber le corps de mon pote black, torturé a mort, devant le saloon.

Juste avant que je le bute, Little Bear a osé me dire: "S'il te plait! je construisais une maison (de travers, comme sa gestion de la ville, ndlr)
je mérite pas ça!"

Vous savez ce que je lui ai répondu avant de le crever définitivement?
"Le Mérite n'a rien a voir la dedans!"

Et j'ai hurlé aux bons citoyens:
"SI VOUS FAITES ENCORE DU MAL A VOS PUTAINS, SI VOUS N'ENTERREZ PAS MON AMI NOIR DECEMMENT, JE REVIENDRAI ET JE VOUS TUERAI TOUS BANDE DE SALOPARDS!"

Cédric
ou plutot driccé98, car tu parles verlan pardon

je ne suis ni un admirable journaliste suisse
ni membre de l'association qui gère le Bondy Blog;

ça n'empêche: l'article de Nadia est pourrie.
J'ai le droit de le dire en tant que lecteur et commentateur;
et non au nom d'un pseudo-élitisme intellectuel
mais au nom de ce que JE trouve pertinent d'exister sur ce blog par rapport a sa création;

"le mérite d'exister", ça veut simplement dire "tu mérites car tu existes" = c pas grav si t con tant que tu le dis tu mérites

Tu existes c'est bien, mais t'en fais quoi? voila. je suis exigeant. Pour certaines choses je m'en fous, pour celle la non.
Et Briardounet, c'est pas moi mais je crois que qq1 voulait te dire que
TU es l'hopital qui se fout de la charité
et non qu'il y avait un hopital qui se foutait de toi, la charité!

car je crois que pour ça, la charité (caritas on repassera

suite et fin

car je crois que pour ça, la charité (caritas>amour) chez toi et chez Rbert
on repassera

Mais non, Tiouk, mais non. Si vous êtes vraiment persuadé de ce que vous dites, pourquoi n'essayez-vous pas de ramener quelques kilos de shit du Maroc, ou d'en apporter aux Etats-Unis? Vous verrez bien ce qui vous arrive si vous vous faites pincer par la police locale, et l'importance qu'elle accordera à votre "tissu social"...

Ne vous laissez pas abuser par quelques cas fortement médiatisés de vedettes dont le rapatriement a été négocié dans une prison française.

La possibilité d'un tel transfert existe. Encore faut-il que le pays d'origine du condamné le réclame, et que le pays qui l'a condamné accepte. C'est loin de toujours être le cas.

En matière de drogue, il existe un cas connu, celui d'un aviseur français des Douanes dont vous retrouverez facilement le nom, qui a permis de nombreuses arrestations en piégeant des trafiquants. Il a été condamné par le Canada, qui n'a pas voulu croire à sa qualité d'aviseur, ou qui n'en a pas tenu compte. Il a fait de très longues années de prison au Canada, le gouvernement français l'ayant abandonné.

Par ailleurs, si l'on en juge par l'empressement tout relatif que mettent certains pays du Tiers-monde à faciliter le rapatriement de leurs émigrés clandestins, il n'est pas du tout sûr que le Bénin ait envie de se battre pour récupérer un trafiquant de drogue sur son territoire.

DP,

Vous avez effectivement le droit de critiquer la qualité du travail d'un bloggeur ou d'une bloggeuse. Ceci étant cela ne vous donne pas le droit de dénigrer, ridiculiser ou manquer de respect à cette même personne.

Quant au fait que vous osiez utiliser le terme "charité". Et bien la charité, cela aurait été de proposer au Bondy Blog vos services pour aider Nadia et les autres a amélioré la qualité de leurs efforts bénévoles.

Mais il est fort probable que vous êtes trop occupé à juger les autres pour avoir le temps de penser à cela.

Driccé,

D'abord je ne suis pas l'auteur du post "l'hopital..." bien qu'assez d'accord, tant sur la forme que sur le fond.
Je prefere que Tarzan écrive des trucs marrants, voir Appollo Creed, que de voir Jean-Michel Laboix ou Nadia Berloula écrire des conneries.

Chacun contribue a sa manière à aider la qualité des efforts bénévoles (mdr) des bloggueurs.
C'est ma manière, ma contribution.
Parfois limite j'en conviens, mais j'ai le droit et la joie de jouer ce rôle.
C'est excitant le danger baby!

je suis certain que c'est plus respectueux que la charitable condescendance.

Et t'inquiète: Nadia se remettra de mes foudres, et elle progressera. C'est proche, elle va bientot se lacher; mais, malgré ses airs hautains, elle a besoin qu'on la pousse! et pas ds le précipice t'inquiète NADIA JE T'AIME!!

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