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Référendum populaire à Bondy

Un_bondynois_un_vote En cette période pré-estivale où la coupe du Monde de Football paraît occuper tous les esprits, il se passe des choses qui peuvent avoir un intérêt certain pour la vie locale de Bondy, et peut-être au-delà.

Cela fait près de dix jours en effet que l’on voit de drôles de bureaux de vote œuvrer sous un soleil de plomb dans les lieux stratégiques de la rue bondynoise. En ce dimanche 18 juin, date de la clôture de l’opération, on était devant l’entrée d’un supermarché très connu, avec deux tables de vote et une bonne demi-douzaine de personnes qui faisaient l’article, militants venus d’horizons divers. Socialistes, écologistes, communistes, et même une membre du MDC, élue municipale, ils sont tous là, sur la même ligne. Ils militent pour la participation des étrangers aux élections locales. M. Jakubovitz, du PCF, souligne le scandale du refus de ce droit à des personnes qui participent à la vie associative locale parfois depuis des dizaines d’années, paient leurs impôts, sont souvent parents de jeunes Français, alors qu’il est accordé aux résidents d’origine communautaire sans conditions. Ils ne comprennent pas qu’en France on ne reconnaisse pas ce droit pourtant promis par François Mitterrand au sein de ses cent dix propositions pour l’élection présidentielle de 1981, selon eux voté par l’Assemblée nationale sous Jospin et bloqué au Sénat. Pour eux l’argument mitterrandien selon lequel l’opinion publique ne serait pas prête est fallacieux. Au contraire elle y serait majoritairement favorable. Ils citent un sondage récent qui ferait état d’un taux supérieur à 55 % d’opinions favorables. Ils appartiennent tous à la majorité municipale et tous se désolent de n’avoir pas été soutenus par le maire Gilbert Roger, au motif que l’organisation d’un référendum serait une opération trop lourde au niveau logistique, au demeurant condamnée d’avance au plan administratif parce qu’illégale. Argument avancé par l’UMP, remarque le socialiste Djamel Amouri, qui brandit un exemplaire du Parisien daté de la veille, où l’opération est par ailleurs qualifiée de « hochet électoral » par les mêmes. Patrick Sollier, adjoint au maire écologiste, souligne au contraire qu’avec l’appui municipal ce qui s’est fait avec les seules forces militantes aurait eu encore plus de poids, et donc d’impact sur l’opinion. Comme ça a été le cas récemment à Stains et à Saint-Denis. Mais il se réjouit du succès de l’opération, qui a au moins le mérite de roder la coopération militante entre les bases des différents partis de gauche, par delà les appareils, à la veille des échéances démocratiques les plus importantes de la vie politique française.

De fait, avec leur deux tables et leur nombre ils animent ce carrefour central de Bondy, ce qui donne aux lieux un côté festif, à la manière d’une petite kermesse, en face de l’église Saint Pierre. Les passants sont faciles à convaincre, à l’évidence. Les tableaux de signatures sont bien remplis, de même que les urnes. Maribé Durgeat, une des organisatrices écologiste, a fait le calcul : sur l’ensemble des 7 opérations de vote, cela ferait une centaine de votants par heure.

Plus tard dans l’après-midi, après le dépouillement qui a eu lieu dans les locaux de la mairie la victoire du oui est écrasante avec 1215 votants, 71 non et une abstention. Chiffres provisoires avant les recours…

Qui a dit qu’il ne se passait rien à Bondy en ce moment ?

Par Samy Khaldi

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Voici les sites qui parlent de Référendum populaire à Bondy:

Commentaires

Cher cédric,
Il y a justement une différence entre nationalité et citoyenneté en terme de droit et de devoirs.
Si on prend par exemple le service militaire (également nommé service national), il s'agit d'une organisation de l'état pour assurer la défense du pays et l'on comprend bien que cela concerne les Français de nationalité, (même si des étrangers à qui l'on refuse le droit de vote se sont battu pour la France).
Pour ce qui est du droit de vote, à mon avis cela ne relève en rien du fait d'avoir ou non une carte d'identiteé Française, d'avoir été accueilli et d'une quelquonque allégeance.
Etre citoyen dans un pays c'est être considérer avec l'ensemble de ses droits et devoirs à égalité avec tous les autre citoyens dès lors qu'on habite, qu'on participe à la vie économique et sociale de son lieu de résidence.
Pourquoi devraient ils payer des impôts pour construire leur ville , pourraient-ils enrichir la vie social ou associative de leur ville être candidats et être élus dans leur association ou comité d'entreprise mais être exclus du droit de désigner leur représentants locaux voir d'être eux mêmes candidats?
Le droit de vote doit être lié au lieu de résidence et ne devrait rien à voir à faire avec l'origine nationale des citoyens. Beaucoup de pays européens l'ont compris et accordé à leurs étrangers. La France comme bien souvent dans son histoire récente, est en retard et dans le peloton de queue.

C'est étrange d'exiger plus de "l'étranger" pour qu'il ait la même "situation".

Il doit être moins étranger à l'activité économique, politique... que les autres...

C'est marrant de refuser à l'étranger un droit par peur qu'il soit en desaccord avec vous. Alors mieux vaut le former l'etranger, car il comprend rien du tout, former par Franck il serait super l'étranger!

Question: étranger en quoi? à quoi? pour qui?

OMmmm


===>Cédric Roussel
"...faire la différence entre citoyenneté et nationalité me pose problème," écrivez-vous. Puis-je me permettre de vous donner un début de solution à ce problème?
Dans un proche royaume qui m'est particulièrement cher (et que vous connaissez certainement), les habitants du Nord, de l'Ouest et du Nord-Ouest se déclarent Ecossais, Gallois et Irlandais de nationalité - alors que, pour la plupart, leur langue maternelle c'est l'anglais. Mais ils se déclarent aussi citoyens britanniques. Idem pour les anciens citoyens de l'ex-URSS, ou de la Yougoslavie.
Pourquoi? Parce, par volontarisme, la France est le pays ou citoyenneté et nationalité se confondent. D'où la chasse aux langues extérieures (breton et basque) et aux dialectes flamands, occitans, etc... Sans compter les patois - chez moi, c'est le cauchois. Chez nous, l'égalité devient l'uniformité. Probablement par peur de perdre l'unité nationale.
Il suffit d'aller voir dans ce qui fut le Süd-Tyrol, maintenant l'Alto Adige. Ou à l'île d'Anglesey. Sans compter Trieste, la Catalogne, le Val d'Aoste, l'Est hongrois de la Slovaquie, pour se rendre compte que notre peur nationale est imaginaire.
Et que dites-vous d'un appellation qui n'a que 40 et quelques années: elle s'appliquait à certains indigènes "Français Musulmans"? Dans une République laïque, c'est pas mal...

Ok OM.
J'ai dû mal formulé car c'est pas du tout ce que je voulais dire.

D'abord on est tous étranger quelque part.
Donc, étranger n'est pas une insulte.
(calmons nous là dessus).

Ensuite, voter est un acte important.
Il faut savoir POURQUOI on vote pour tel candidat.

Si quelqu'un vote pour un candidat qui n'est pas le mien, mais qui sait pourquoi il le fait, alors respect.
Respectons les idées des autres monsieur Om.
Je sais que vous, vous avez du mal...

J'ai déja croisé des jeunes qui m'ont dit "nous on vote à gauche, mais on sait pas pourquoi".
Ca pourrait être l'inverse que je ne trouverais pas ça normal.

... ne soyez pas naïf, ce droit de vote aux élections locales n'est pas le véritable enjeux, le véritable but, encore une fois, c'est un contournement de la loi, pour que le vote "citoyen" se transforme en prise de contrôle ou en lutte d'influence par une communautés étrangère (par étranger, à la différence de certains, je ne parle pas de black beur ou asiatique, mais bien du fait de ne pas avoir la nationalité française), le droit de vote ne doit pas être un butinage, il est à mon sens la contrepartie d'un engagement individuel (nationalité française), vous imaginez vous aller dans les pays d'origines des étrangers résidants en france réclamer le droit de vote.... dans la plupart de ces pays on vous raccompagnerait à la frontière (au mieux), ne voyez rien de raciste dans mes propos puisqu'au contraire je propose à ces personnes d'adopter la nationalité française ce qui ferait d'eux des citoyens à part entière... ce que vous ne voulez sans doutes pas ...

Toi ta peut etre ouvert les yeux
mais ton cerveau est toujours en mode veille

ouvrelesyeux

http://previon.typepad.com/hebdo/2005/12/histoires_ordin.html#comments

si tu as du temps à perdre, va à la pref de boboche et essaie d'avoir un dossier de naturalisation

===> Ouvrelesyeux.
Quand vous avez ouvert les yeux, (si vous êtes né en France, ou d'un d'une mère & d'un père français), avez-vous pris"un engagement individuel" pour acquérir la "nationalité française ?" Ou vous êtes-vous simplement donné la peine de venir au monde?

ouh... vos arguments me laissent sans voix...qu'est ce qui ne vous plait pas dna sle fait de prendre la nationalité française... le fait que celle ci ne vous permet plus certaines "protections" en cas de problèmes, à moins qu'il ne faille pas se meler avec les "français" quelle que soit leur "couleur", il est édifiant de voir comme pour certains la france est nue vache à lait à laquelle on se nourrit sans vouloir donner de foin ou se préoccuper de son avenir dans sa globalité. bref hors du bout de la rue et des avantages locaux sur lesquels on veut bien sûr avoir son mot à dire....
bref, je constate qu'encore une fois toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, et que l'engagement républicain ne convient pas à tout le monde car s'il accorde des droits, ils vont de paire avec des contraintes...
briardounet : primo nul n'est responsable de la ou il est né, secundo, posez vous la question de la réciproque : connaissez vous bcp de pays ou en tant qu'étranger vous avez les soins gratuits (ah oui, l'allemagne, qui d'ailleurs cherche comment suprimer cela...)et tout un tas d'avantages qui vous permettent de vivre au crochet d'une société envers laquelle vous revendiquez la non appartenance
régularisons, combattons les injustices (renvoi des parents des enfants étrangers etc... mais donnons à ces gens l'occasion de faire partie à part entière de notre pays et de son projet, et ce dans le respect de leur dignité humaine (logement, éducation etc)

On t'a dit d'activer tes neurones; ou je sais pas allume la lumière, car ta les yeux ouvert mais tu voizs rien.

Quand tu ne feras plus la confusion ds ton discours entre:
"société" et "nation"; entre dire des vérités et répandre des conneries; entre conclure son texte par de la pseudo-bonté et un développement accusateur et stigmatisateur! entre l'engagement républicain et la bile du matin
...

Peut-être a ce moment là tu pourras demander aux autres d'ouvrir les yeux.
En attendant, sache qu'il y a pire qu'être aveugle: c'est de ne pas le savoir.

OMmmm

société française, nation française, c'est idem, car l'appartenance à l'une est corrélée à l'autre, l'amalgame, ce sont vos discours qui le font dans la tête des français, spécialement ceux qui votent fn et ont une propension sidérante à imaginer ce sur quoi vous n'êtes pas clairs, lorsque l'on vit dans une société dont on veut avoir tous les avantages (et inconvénients), on est à mon sens et de fait obligé de se reconnaître et de se fondre dans le creuset de cette nation(sans faire disparaître ses propres spécificités intrinsèques dès lors qu'elles sont admises par cette société)Vos discours rejettent semble t'il cette notion, ce qui ne peut que faire le jeu des militants nationalistes-populistes de tous bords et ce qui , parceque vous ne voulez pas adhérer à toutes les règles régissant la vie des citoyens d'un pays, apporte de l'eau au moulin à fabriquer du vote fn, n'en feriez vous pas partie ?

de pseudo bonté il n'est nullement question, je suis pragmatique, je suis pour accueillir ceux que nous pouvons dans des conditions décentes, ou de ne pas les accueillir si ce n'est pas possible ainsi, tu vois je ferme la porte à beaucoup de monde...
enfin, ce dont souffre notre pays c'est des clivages que l'on nous impose via les médias et les différences que l'on nous rabache sans cesse, cela attise les tensions inter communautaire

Bonjour à tous,

"société française, nation française, c'est idem, car l'appartenance à l'une est corrélée à l'autre", disait l'autre.

C'est totalement faux. La "société" est un état "naturel" de l'homme qui ne peut vivre ou survivre en dehors de toute société; tous les paléontologues, archéologues, sociologues, ethnologues et hommes et femmes de bon sens le savent : la preuve en a été faite depuis belle lurette!

La "nation" est une construction totalement virtuelle, propre à l'homme, évidemment, dont les fondements reposent sur l'histoire, les lois et la détermination (ou indétermination) des frontières.

Il n'y a donc aucune commune mesure entre société et nation. Quant à l'adjectif "française" que vous accolez à ces deux mots, dans le premier cas (société) il précise un état de fait et comprend "naturellement" toutes les personnes vivant sur le territoire français : fançais et étrangers avec ou sans papiers. Dans le second (nation), il caractérise les conventions adoptées par le peuple français pour vivre sur un territoire délimité par des frontières (tout aussi virtuelles que la notion de nation). Il suffit de modifier ces conventions, voire les interpréter dans un sens ou l'autre, pour que certains qui n'en font pas partie aujourd'hui en fassent partie demain.

A bon entendeur salut!

... ainsi donc on peut profiter d'une société en dénigrant la nation, cqfd..
votre définition certes exacte illustre ce que je reproche au droit de vote aux élections locales,la possibilité de recevoir et d'influer sans contrepartie... et je répète que cela apporte des voix aux partis d'extrême droite. On prend tout ou on refuse tout, sans y perdre ses spécificités, c'est un deal entre le pays qui accueille et celui qui est accueilli, et c'est le deal le plus honnête qui soit et qui garantit à l'arrivant (ou arrivé) la plus grande égalité de traitement par rapport aux déjà citoyens
en disant cela je ne nie pas les problèmes de régularisation mais je mets en avant la responsabilité bilatérale entre le pays et ses futurs citoyens

ouvre les yeux!

Société et nation sont 2 concepts différents, qui peuvent se recouper, mais sont dissemblables...
Sachez que la Nation est un concept récent...

Fais Google, tu "verras";

Quant à l'argument pauvre de "faire le jeu du FN": c'est une prise d'otage qui veut nous faire avaler n'importe quel couleuvre
et qui tente de faire passer un socle idéologik de discussion, un terrain avec des taboos, de peur de réveiller les imbéciles.

Alors si défendre certaines idées c'est faire le jeu du FN, ce sont plutot les vôtres qui se placent sur leur terrain.
Si mon terrain, et celui de beaucouo d'autres, ne font le jeu du FN car en total desaccord tant mieux.
Mais je te précise que faire le jeu de quelqu"un, c'est épouser sa stratégie, son style, son terrain!

OMmmm

Ce qui fait le jeu du Fn, c'est la bêtise de ceux qui croient tout savoir.
Hein Om ?

J'ai toujours su,
mon bien-aimé Franck,
que tu avais les arguments imparables dans les débats d'idées.

"Faire le jeu du FN c'est la bêtise de ceux qui croient tout savoir"...
ok
C'est trop intelligent comme phrase, trop dur de la mémoriser;
a chaque fois je me souviens du début "faire le jeu du FN c'est la bêtise"...
mais apres j'ai un trou noir: la bêtise de qui Franck?

Franck, ya un handballeur qui préfère rester anonyme qui vient de me dire que tu confond,
non seulement société et nation
mais aussi
la taille de ton merguez à celle de ton QI!

Et d'apres Cecilia, t'es pas TiTiBiM

OMmmm

===>Ouvrelesyeux
A mon sens,il y a plein d'excellentes choses dans votre réponse (8h.53) à ma question et plus particulièrement "régularisons, combattons les injustices,(...) les français quelle que soit leur couleur." Là est l'essentiel. J'approuve aussi "nul n'est responsable de là où il est né [et là où il a ouvert les yeux, ajouterai-je],"mais pas ce que ce que vous appelez "la réciproque", c'est-à-dire de se modeler sur ce que l'on fait ailleurs. C'est l'argument du coupable mécontent : "on m'a flashé sur la route à 110 à l'heure, alors qu'il y en a qui ont pas de problème à 150..."
Mais "société" et "nation", c'est différent : Bob vous répond fort bien là-dessus. Et "nationalité et "citoyenneté", ça n'est pas non plus la même chose (SAUF en France...) : voyez ma réponse à Frank sur ce point (26.06. 13h.22).Ceci dit, la discussion sur la signification de la nation est intéressante et fructueuse : il y va des sources qui font de nous des Français. Continuons le combat...

===>Ouvrelesyeux
Rectificatif : il faut lire "voyez ma réponse à Cédric Roussel (26.06. 13h.22)"

M. Jakubowicz et Briardounet,

Tout d'abord veuillez m'excuser pour le délai de ma réponse (et aussi pour sa longueur)

Merci d'avoir attiré mon attention sur la différence entre le concept de nationalité et de citoyenneté. J'ai pris le temps de me documenter ces derniers jours sur ces différentes notions (historiquement et géographiquement).

Tout d'abord, Briardounet vous avez fort bien noté le fait que Citoyenneté Française et Nationalité Française sont intimement liées mais aussi que la définition française de la notion de Nation est très particulière. On pourrait débattre longuement de sa signification, mais je crois que l'on peut formuler qu'elle est héritée de la Révolution Française durant laquelle il a fallu s'assurer de l'unité du pays (et indirectement prolonger l'oeuvre des Capétiens). La méthode eut ses qualités (l'unification du système de poids et mesures) et ses défauts (la destruction du patrimoine culturel local) mais les police nationale, éducation nationale, préfets et autres formes de fonctionnement nationales en sont aussi un héritage direct. Notre pays fonctionne selon une logique centralisatrice où l'état contrôle nombre de fonctions sociales et économiques, selon un modèle pyramidale de délégation.

Pour revenir sur le point de la citoyenneté, mon erreur fondamentale a été d’ignorer quelles pouvaient se décliner à plusieurs niveaux de fonctionnement.

Je me risquerai à identifier le citoyen comme le membre d’une communauté de personnes ayant le privilège de définir les règles de fonctionnement de l’entité de laquelle ils sont citoyens, dans les limites des prérogatives de cette entité. On peut donc être citoyen Français ou citoyen Européen (ce que tout citoyen Français est) mais on peut aussi imaginer être citoyen d’une ville ou d’une région.

De là on peut se poser deux questions. Bien sûr qui peut être citoyen de l’entité ? Mais aussi qui a le droit de définir la citoyenneté de cette entité ? En effet, rien n’oblige à ce que la définition de citoyen d’une ville soit définie au niveau du pays. On pourrait très bien imaginer que chaque ville soit libre de définir qui en est citoyen ou pas. Bien entendu, la culture Jacobine étant profondément ancrée en France, on peut difficilement imaginer qu’on laisserait aux villes la liberté de définir leur citoyenneté mais ce n’est pourtant pas un concept aberrant.

Maintenant je souhaiterais revenir à l’affirmation de M. Jakubowicz « Le droit de vote doit être lié au lieu de résidence et ne devrait rien à voir à faire avec l'origine nationale des citoyens. Beaucoup de pays européens l'ont compris et accordé à leurs étrangers. La France comme bien souvent dans son histoire récente, est en retard et dans le peloton de queue ».

A mon humble avis, M. Jakubowicz, cette affirmation est une opinion pas une vérité. A travers les âges, la notion de citoyenneté a d’ailleurs pris bien des formes.

Personnellement, je formulerais plutôt l’idée suivante. La citoyenneté est fondamentalement une forme de cooptation d’individus qui s’accordent entre eux pour régir la société dans laquelle ils vivent. J’emploie ce terme cooptation en lien avec l’idée que les citoyens définissent des règles selon lesquelles un individu peut devenir citoyen et accéder aux droits et devoirs du citoyen. Je simplifie aussi mon analyse en excluant la notion de hiérarchie de citoyenneté qu’un fonctionnement centralisateur impose (le citoyen Français imposant au citoyen de la ville les règles de citoyenneté dans la ville). Par opposition tout individu qui n’est pas citoyen (que l’on assimilera ici au terme étranger), a des droits et devoirs qui sont définis par les citoyens et auxquelles il doit accepter de se soumettre s’il veut pouvoir séjourner dans l’espace géographique contrôlé par les citoyens. Les impôts font parti des devoirs que le citoyen est susceptible d’imposer à l’étranger et l’étranger doit s’y soumettre.
La manière dont la cooptation doit se faire, reste à la discrétion des individus ayant le rang de citoyen. Il existe différentes approches sur ce sujet comme le « droit du sol » (ou je suis né) ou le « droit du sang » (de qui je suis né). Dans le cas particulier de la citoyenneté de la ville en France, on peut s’attendre à ce que ce soit lié au lieu de résidence et contrôlé par les citoyens Français à travers leur parlement (Jacobinisme et hiérarchie de citoyenneté…)

Maintenant, pour des raisons philosophiques, éthiques, humanistes (appelez cela comme vous voulez), on peut viser à ce que les règles définies par les citoyens respectent un cadre qui protège tous les individus, qu’ils soient citoyens ou étrangers. Un très bon exemple, est notre constitution qui repose entre autres sur un texte, la « Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen » du 26 août 1789. Notez bien que le texte fait bien la distinction entre « citoyen » et « Homme », l’ « Homme » englobant bien entendu les citoyens mais aussi tout être auquel on accorde le rend d’Homme (ce qui signifie que le caniche n’en fait pas partie). Notez aussi que ce texte n’est pas seulement un texte de droits mais aussi de devoirs : ainsi chaque citoyen ou individu vivant en France a le devoir de respecter les droits des autres définis dans ce texte.

Cette dimension philosophique est d’après moi fondamentale si l’on veut protéger la notion de citoyenneté de toute dérive. J’ai pris le cas de la France et de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, mais au niveau de la citoyenneté Européenne, nous avons une « charte des droits fondamentaux de l'Union européenne » et le Canada possède la « Charte canadienne des droits et libertés ». Le lien entre les deux éléments n’est pas direct, c’est-à-dire qu’on pourrait définir une citoyenneté sans « charte ». Cependant, je pense que dans une démocratie défendant certaines valeurs et respectant certains droits fondamentaux des individus, ce serait mal venu. Par contre, certains pays exigent pour devenir citoyen une bonne compréhension de leur charte et une adhésion morale à cette charte (vous me ferez remarquer que l’on peut dire quelque chose sans le penser, mais tout de même si vous le faites devant un juge cela prend une autre signification)

Donc personnellement, j’estime que si l’on veut définir une citoyenneté de la ville indépendante de la citoyenneté Française (ce qui encore une fois n’est qu’un choix fait par les citoyens Français), il serait raisonnable de s’assurer que cette citoyenneté soit adossées à une charte (la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen m’irait très bien) et que tout étranger qui souhaite être citoyen aurait l’obligation d’adhérer à cette charte et aux valeurs morales qu’elle implique. Personnellement, j’estime qu’à cette condition, il est concevable d’accorder le droit de vote aux élections municipales à un étranger résidant sur la commune.

Cedric,

si le respect de la charte=condition pour se voir accorder la citoyenneté

si la charte=déclaration des droits de l'homme et du citoyen

==> yen a plein qui vont la perdre la citoyenneté

et peut-être même leur statut d'humanité

C'est un peu comme le permis de conduire: yen a qui l'ont eu dans une pochette surprise;
en tt cas ils ne l'obtiendrai plus aujourd'hui;

parce qu'ils ont oublié le CODE, il parait...

OMmmm

om

c'est ce qui existe déjà en cas de condamnation grave !

Om.

N'en faisons pas une affaire personnelle car il est très facile d'insulter quelqu'un planqué derrière son ordinateur.
Et ça relève de toute la lacheté (oui, la lacheté) des gens de gauche.

Moi j'attends avec impatience mai 2007, et lorsque Jean Marie sera au deuxième tour (parceque aujourd'hui il y est), je me dirais tranquillement de mon quartier chic "ces pauvres idiots de gauchistes n'ont toujours rien compris..."

Réagissez les gars.
Et baillonez les agités.

Oui Franck

Ya des grandes chances que Lepen soit au 2nd tour
mais cette fois-ci, ce sont "nous" les gens de gauche qui allont rire et voir si les "gens de droite" auront les mêmes cuilles pour aller voter a gauche, et ça ça m'étonnerait!
car lEPEN SERA AU SECOND TOUR AVEC...jOSPIN
JE PRENDS LES PARIS MAINTENANT!

Dans l'isoloir, ils choisiront l'original: Lepen, qui remerciera Sarko pour la com, Sarko écrasé entre Bayrou et Lepen/Devilliers!
On sent qu'il l'a compris Sarko qui la trop jouer avec les ptites haines des gens!
Lepen grace a Sarko fait des économies ds le budget com...

Alors Franck prépare toi à aller voter à gauche au 2nd tour
a moins que tu prefereras Lepen

OMmmm

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