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Référendum populaire à Bondy

Un_bondynois_un_vote En cette période pré-estivale où la coupe du Monde de Football paraît occuper tous les esprits, il se passe des choses qui peuvent avoir un intérêt certain pour la vie locale de Bondy, et peut-être au-delà.

Cela fait près de dix jours en effet que l’on voit de drôles de bureaux de vote œuvrer sous un soleil de plomb dans les lieux stratégiques de la rue bondynoise. En ce dimanche 18 juin, date de la clôture de l’opération, on était devant l’entrée d’un supermarché très connu, avec deux tables de vote et une bonne demi-douzaine de personnes qui faisaient l’article, militants venus d’horizons divers. Socialistes, écologistes, communistes, et même une membre du MDC, élue municipale, ils sont tous là, sur la même ligne. Ils militent pour la participation des étrangers aux élections locales. M. Jakubovitz, du PCF, souligne le scandale du refus de ce droit à des personnes qui participent à la vie associative locale parfois depuis des dizaines d’années, paient leurs impôts, sont souvent parents de jeunes Français, alors qu’il est accordé aux résidents d’origine communautaire sans conditions. Ils ne comprennent pas qu’en France on ne reconnaisse pas ce droit pourtant promis par François Mitterrand au sein de ses cent dix propositions pour l’élection présidentielle de 1981, selon eux voté par l’Assemblée nationale sous Jospin et bloqué au Sénat. Pour eux l’argument mitterrandien selon lequel l’opinion publique ne serait pas prête est fallacieux. Au contraire elle y serait majoritairement favorable. Ils citent un sondage récent qui ferait état d’un taux supérieur à 55 % d’opinions favorables. Ils appartiennent tous à la majorité municipale et tous se désolent de n’avoir pas été soutenus par le maire Gilbert Roger, au motif que l’organisation d’un référendum serait une opération trop lourde au niveau logistique, au demeurant condamnée d’avance au plan administratif parce qu’illégale. Argument avancé par l’UMP, remarque le socialiste Djamel Amouri, qui brandit un exemplaire du Parisien daté de la veille, où l’opération est par ailleurs qualifiée de « hochet électoral » par les mêmes. Patrick Sollier, adjoint au maire écologiste, souligne au contraire qu’avec l’appui municipal ce qui s’est fait avec les seules forces militantes aurait eu encore plus de poids, et donc d’impact sur l’opinion. Comme ça a été le cas récemment à Stains et à Saint-Denis. Mais il se réjouit du succès de l’opération, qui a au moins le mérite de roder la coopération militante entre les bases des différents partis de gauche, par delà les appareils, à la veille des échéances démocratiques les plus importantes de la vie politique française.

De fait, avec leur deux tables et leur nombre ils animent ce carrefour central de Bondy, ce qui donne aux lieux un côté festif, à la manière d’une petite kermesse, en face de l’église Saint Pierre. Les passants sont faciles à convaincre, à l’évidence. Les tableaux de signatures sont bien remplis, de même que les urnes. Maribé Durgeat, une des organisatrices écologiste, a fait le calcul : sur l’ensemble des 7 opérations de vote, cela ferait une centaine de votants par heure.

Plus tard dans l’après-midi, après le dépouillement qui a eu lieu dans les locaux de la mairie la victoire du oui est écrasante avec 1215 votants, 71 non et une abstention. Chiffres provisoires avant les recours…

Qui a dit qu’il ne se passait rien à Bondy en ce moment ?

Par Samy Khaldi

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Voici les sites qui parlent de Référendum populaire à Bondy:

Commentaires

Gilbert Roger, c'était pas le maitre nageur de la piscine du professeur Tournesol?? J'ai déménagé ya longtemps, quelqu'un pourrait me repondre, Robert par exemple

car une réponse au marché noir serait le bienvenu vu qu'il fait payer 6euros sur le whos'who du web pour lire la bio du maire
Et je sais pas si ça vaut 6euros!

Très bon article.

OMmmm

Quelqu'un peut-il m'expliquer?

Des personnes qui "participent à la vie associative locale parfois depuis des dizaines d’années, paient leurs impôts, sont souvent parents de jeunes Français", bref des personnes qui se sont intégrées et ont fait le choix de longue date de s'installer en France et de contribuer à la société française, devraient pouvoir obtenir le droit de vote parce qu'elles ont mérité et demandé à être citoyennes du pays qui les accueille.

J'ai l'impression que cette histoire de vote des étrangers est une mauvaise réponse à la bonne question.

Au passage, article très intéressant!

le droit de vote aux elections locales pour les etrangers me parait en effet une tres bonne reponse, de l'ordre du symbole, aux sentiments de rejet dont certains souffrent , que ce sentiment de rejet soit un pretexte, exagéré, fantasmé, ou bien corresponde a une realité .

les etrangers participent à la vie locale, paient des impots locaux qui augmentent au fur et à mesure que l'etat decentralise, donc qu'ils votent !

meme droits, meme devoirs , dans le cadre d' une immigration acceptée, organisée, maitrisée, choisie.

Cédric, selon moi c'est une reponse "dynamique" au probleme, une façon de faire bouger les lignes entre étrangers et français, ou plutot de les rendre permeables. une reponse qui aide à rendre français les etrangers qui vivent en France, plutot que de dire chacun chez soi.

Je suis l'auteur de l'article et vous remercie pour vos commentaires.
Je n'ai pas compris la question de Cedric Roussel.
Peut-être un élément de réponse cependant: il y a des gens qui sont installés en France depuis longtemps. Certains y ont fondé leur famille, se sont engagés dans la vie associative, paient leurs impôts, leurs cotisations sociales. Ils n'ont pas la possibilité de participer aux choix publics parce qu'ils n'ont pas la nationalité française. Des résidents étrangers originaires d'un Etat membre de l'Union européenne ont ce droit sans conditions, même s'ils résident sur le territoire national depuis seulement quelques semaines. C'est ce décalage qui paraît indigner les militants que j'ai rencontrés dans la rue de Bondy. Ils ne contestent pas ce droit reconnu aux étrangers résidents d'origine communautaire. Mais à présent qu'il est en viguer, ils se mobilisent pour que leurs état-majors politiques se bougent pour réduire ce décalage et surtout pour tenir une promesses qui date d'un quart de siècle...

Cher Samy,

Vous me dites:

"Certains y ont fondé leur famille, se sont engagés dans la vie associative, paient leurs impôts, leurs cotisations sociales. Ils n'ont pas la possibilité de participer aux choix publics parce qu'ils n'ont pas la nationalité française"

Pourquoi n'ont-ils pas la nationalité française? Dans la mesure où les personnes que vous évoquez, maîrisent de manière convenable la langue française, qu'ils sont en France de manière légale, qu'ils ne se sont pas rendus coupables de crimes et délits graves et qu'ils adhèrent aux valeurs de la République, je trouve qu'ils ont tout pour faire de très bon citoyens, non?

Certains pays, dont la Suède, ont accordé aux étrangers résidents le droit de vote. Y en a-t-il d'autres?
La semaine dernière, il y a eu un référendum semblable au Blanc-Mesnil (Seine Saint-Denis).

Toute démarche démocratique comme celle-ci est à saluer.
Bravo donc à Bondy et au Bondy blog d'en parler.

Je tiens à vous rappeller que Sarkozy est favorable au vote des étrangers aux élections locales.
Il l'a dit plusieurs fois.

C'est pourquoi je condamne une fois de plus ce parti pris anti droite.

Et même sur le terrain.
Y'a des communistes, des gauchistes de tout bord, et personne à droite.
Ne me dîte pas que vous n'avez personne de droite pour participer à ce référendum.

C'est fatiguant de voir cette absence de débat.

Cher Franck,

Je n'ai fait que décrire ce que j'ai vu sur le terrain. Pour des raison d'équité j'ai cité l'article d'un confrère (Le Parisien) qui faisait état des arguments de la droite sur ce débat. Afin que justement tous les arguments du débat soient représentés dans l'article.

Pour ce qui concerne le questionnement soulevé par C. Roussel, je ne peux pas répondre à la place des intéressés. Je ne peux que poser à mon tour la question: pourquoi des gens d'un certain âge, qui ont tout donné à leur intégration dans la société française se trouvent-ils dans cette situation où ils sont exclus des choix publics tandis que des ressortissants d'Etats communautaires disposent de ces prérogatives sans aucune condition préalable ?

Samy, la réponse est simple: si les personnes dont vous parlez veulent voter en France, pourquoi ne demandent-elles pas tout simplement la naturalisation française? Elle leur serait très certainement accordée.

Le principal critère de la citoyenneté, c'est le droit de vote. Il est donc normal que les étrangers en soient dépourvus.

Quant aux ressortissants de l'Union européenne, ils font partie d'une fédération d'Etats, dont les citoyens élisent des représentants au sein d'institutions communes. Ces dernières ont démocratiquement décidé d'accorder un droit de vote réciproque à leurs ressortissants. Ca n'a rien à voir.

Il serait intéressant de savoir, d'ailleurs, si l'Algérie, le Maroc, le Mali, le Sénégal, l'Iran, la Chine, etc, accordent le droit de vote aux Français aux élections locales.

Ou même s'il y a des élections dans tous les pays dont sont issus les immigrés résidant en France...

je voudrais amener le point de vue d'un sexagénaire qui a le recul nécessaire pour essayer de comprendre !

quelques points historiques !
l'immigration des algériens en France après l'indépendance n'était pas une immigration de peuplement ,au contraire c'était une immigration de travail avec le désir de retourner en Algérie ,les enfants étaient élevés avec cette idée aussi :faire ces études en France ,acquérir une formation puis retour sur le sol natal !d'ailleurs les garçons choisissaient de faire leur service militaire en Algérie !
fin des années 80 catastrophe !guerre civile en Algérie !
l'idée du retour est compromise et ils restent en France !
le problème des cités s'est crée !
celles ci avaient été construites pour une population hétérogène (français ruraux et immigrés mélés)mais alors que les français de "souche "ont quitté les cités pour s'installer dans les zones pavillonnaires par exemple ,les immigrés algériens qui souhaitaient repartir y sont restés ,ils ont investi leurs économies dans des maisons en Algérie plutot qu'en France ce qui semblait naturel alors !

c'est pourquoi il faut comprendre que ces personnes qui sont depuis 40 ans sur le sol français n'aient pas demandé la nationalité française ,il me semble qu'ils ont toujours en tête l'idée du retour !
ont ils mis cette idée dans la tête de leurs enfants ?
l'avenir le dira mais par exemple le problème des rapatriements des corps me semble plus complexe que le simple "carré musulman "qu'on veut installer !


Les personnes concernées ne demandent rien. Ce sont des militants Français qui demandent à ce qu'une promesse électorale soit tenue.

Il serait intéressant de savoir quels sont les régimes soutenus en notre nom par la diplomatie française, et selon quels critères ce soutien -vital, en l'absence de légitimité démocratique- est accordé.

Et je retourne la question soulevée, à juste titre, par certains commentateurs: comment se fait-il que des étrangers qui ont fait toute leur vie en France, et pour les plus anciens ont fait la guerre sous ses drapeaux, ne demandent-ils pas la nationalité ?

par ailleurs je voudrais dire que je suis favorable au vote des étrangers aux élections locales !

ce vote a été positif à la chambre des députés ,mais le sénat s'y est opposé !
cela fait résonnance avec le vote des femmes;
la Chambre des députés du front populaire avait voté pour (il y avait des femmes ministres qui n'avaient pas le droit de vote ),malheureusement le Sénat de l'époque s'y était opposé

Cher Samy,

Voilà d'après moi un très bon sujet d'enquête pour Bondy Blog! :-)

Ayant moi-même vécu à l'étranger, et ayant obtenu la citoyenneté (et le droit de vote) de mon pays d'accueil, j'avoue que je ne peux que rejoindre Robert dans son analyse du droit de vote. Par contre concernant la référence au droit de vote dans les pays du Sud, je trouve que le sujet risquerait de nous éloigner d'un débat serein. Il serait plus intéressant de regarder les lois et le comportement de pays occidentaux confrontés à d'importants flux migratoires.

Quant à la référence à l'idée d'une immigration temporaire des travailleurs étrangers et algériens en particulier, un tel discours relève d'un comportement historiquement irresponsable et totalement hypocrite: dans n'importe quel pays développés pratiquants le droit du sol, l'immigration temporaire à toujours été la porte d'entrée à l'immigration permanente.

J'espère sincèrement que le Bondy Blog pourra enquêter sur "pourquoi tant immigrants n'ont pas la nationalité française": est-ce dû à nos lois, à notre manière de les appliquer, à notre politique d'intégration, au comportement des immigrants? Je trouve en tout cas cet état de fait extrêment troublant.

Robert.
C'est ce qui fait la différence entre un grand pays et un autre.
La France se pose la question sur les droit de vote des étrangers, d'autres pays ne se posent même pas la question du droit de vote.

"Ce sont des militants Français qui demandent à ce qu'une promesse électorale soit tenue."

Euh... Samy... si j'en crois votre texte, il s'agit d'une promesse de François Mitterrand. François Mitterrand n'était pas roi de France. Il n'est plus président de la République, même si certains le regrettent. Je crois même savoir qu'il est mort. Cette promesse n'est donc plus valable.

"Comment se fait-il que des étrangers qui ont fait toute leur vie en France, et pour les plus anciens ont fait la guerre sous ses drapeaux, ne demandent-ils pas la nationalité ?"

C'est en effet une bonne question. Pourquoi ne pas interroger des personnes qui sont dans ce cas, et nous donner leur avis?

Je pense que c'est là la vocation du Bondy Blog, et non dans le fait de se faire l'écho d'un militantisme qu'on peut trouver à l'identique dans mille autres sources d'information.

Pour ma part, j'ai une amie née en France dans une famille algérienne, qui pendant de longues années, ne voulait pas demander la nationalité française. Elle a fini par la demander et l'obtenir. Elle n'a pas seulement reçu des certificats officiels, mais aussi une lettre signée de Jacques Chirac, l'accueillant au sein de la communauté nationale en termes particulièrement chaleureux. Ce n'est qu'un symbole, mais il est important.

Nous sommes au coeur du problème: il y a des gens qui ne veulent pas devenir français. Vous le dites vous-même. Il est important de comprendre pourquoi, et de travailler à une meilleure harmonie entre les communautés.

Toutefois, on ne saurait obliger des gens à bénéficier de droits dont ils refusent la contrepartie symbolique: les demander solonnellement, dans le cadre d'une procédure qui les oblige à reconnaître l'appartenance à une communauté, et les devoirs qui en découlent.

Car il est parfaitement dans les attributions légitimes d'un pays souverain de refuser la citoyenneté à tel ou tel.

Sans même se placer sur le terrain juridique, toutes les communautés humaines procèdent ainsi, et exigent une manifestation d'allégeance volontaire de la part de ceux qui souhaitent en faire partie.

Le fait de payer ses impôts n'est pas une manifestation d'allégeance: c'est une obligation. Si vous ne payez pas vos impôts, vous allez en prison.

Mais vous êtes libres de ne pas demander la nationalité française, de même que la France est libre de ne pas accéder à votre demande si vous la formulez.

Désolé que mon discours tranche désagréablement avec le consensus mou de droit-de-l'hommisme, de victimisation et d'assistanat ambiant.

J'affirme que le scandale n'est pas dans ce que je dis, mais dans l'indignation que, sans nul doute, une telle évidence est susceptible de susciter.

Jean-Louis se trompe quand il écrit que les cités ont été construites pour accueillir dans un radieux brassage ethnique des populations rurales françaises et les travailleurs étrangers. Dès l’ origine, le remplissage des logements neufs à été soigné pour nous séparer. Les écoles aussi.

Le traumatisme des indépendances des colonies était fort. Celui laissé par la guerre d’Algérie était énorme. Le racisme était dans l’éducation. Il avait une odeur étrange de sentiment de supériorité,( non de droit, mais presque d’ordre naturel), et de crainte.

Avant l’indépendance, le statut de “français indigène” dictait bien plus de devoirs qu’il n’accordait de droit. Et surtout pas celui d’électeur. Sur le sol d’ Algérie même!
Un septuagénaire constantinois, proche de moi m’a souvent évoqué le souvenir de son oncle, miraculeusement revenu des tranchées, ayant respiré des gaz, et qui à pu toucher jusqu’à sa mort.....un quintal de blé annuellement. Il n’a en revanche jamais pu voter.

Qu’on le veuille ou non, notre histoire commune nous engage. J’en profite pour dire ma solidarité avec le peuple algérien victime de son régime criminel. Ce pays est fantastique, ces peuples sont fantastiques, mais il aux mains des pirates depuis si longtemps. La France a su, bon an, mal an, y préservé quelques intérêts parfois plus ou moins éloignés du respect des droits de l’homme, mais ça n’a rien à voir.

Les algériens, et par amalgame ignorant, les maghrébins, désirants se naturaliser ne doivent -ils pas, valider en quelque sorte, les démarches administratives en faisant preuve de remplir leur tout nouveau devoir d’oubli?
C’est une question que je pose à d’éventuels candidats (et ex) à la naturalisation.

Lionel

vous vous trompez lourdement !
les cités nouvellement construites dans les années 60
n'étaient pas des ghettos !
les bidonvilles avec leur population de migrants ont été démolis en même temps !
simplement et je vous le concède ,il paraissait difficile de faire passer une famille qui ne connaissait pas l'eau courante à la salle de bains avec sa baignoire "dès fois qu'ils ne sachent pas s'en servir "(sic)

le seul problème et vous l'évacuez pour donner plus de poids à votre argumentaire c'est que beaucoup de migrants algériens ne souhaitaient pas s'installer en France d'une façon définitive !
ils avaient gagné l'indépendance quelques années plus tôt et ils n'avaient aucune raison de faire souche ailleurs qu'en Algérie (harkis exceptés )

l'histoire en a décidé autrement !

vote sans frontière

Compte tenu de leur importance, je suis prêt à m'engager pour une participation des pays du monde entier aux prochaines élections américaines. En effet, participant à toutes les guerres du futur président, suivant toutes ses déclarations et tous ses déplacements à la télé, il est naturel que j'aie mon mot à dire.

Bonjour, je suis animateur du collectif pour ce référendum.
Je crois à la lecture des commentaires que l'enjeu est parfois mal compris.
La question n'est pas d'accorder le droit de vote à ceux qui accepteraient de devenir Français car cela ferait de la citoyenneté et du droit de vote une chose liée à la nationalité. Au contraire nous estimons qu'un étranger parcequ'il vit ici et participe avec les devoirs de tout citoyen à la vie de la cité par le paiement de ses impôts, par son implication sociale, voir syndicale ou politique a aussi des droits citoyens comme celui de voter et cela indépendamment de sa nationalité , donc qu'il choisisse de devenir français ou non. Le fait que d'autres étrangers (communautaires) aient eux acquis ce droit constitue une injustice et une inégalité supplémentaire, il n'en n'est pas pour autant la raison majeure de notre action.

M. Jakubowicz,

Pour avoir été étranger dans un autre pays et en avoir obtenu la citoyenneté (eux ne parlent pas de nationalité), j'avoue que prétendre faire la différence entre citoyenneté et nationalité me pose problème. Les deux principales choses qui me différenciaient du citoyen était que je n'avais pas le droit de vote et que je ne pouvais diposer du passeport.

Pour le reste, j'avais les mêmes droits et mêmes devoirs et le tout ne m'a jamais posé problème. Dans la mesure où ce pays avait eu la générosité de bien vouloir m'accueillir en son sein, je ne vois pas de quel droit j'aurais pu peser sur ses décisions politiques sans lui faire allégeance.

Bonjour à tous,

Sacré Robert M.! "il serait intéressant de savoir, d'ailleurs, si l'Algérie, le Maroc, le Mali, le Sénégal, l'Iran, la Chine, etc, accordent le droit de vote aux Français aux élections locales. Ou même s'il y a des élections dans tous les pays dont sont issus les immigrés résidant en France..."

Bien évidemment qu'une bonne partie des pays dont sont issus les immigrés ne sont pas démocratiques puisque que ce point est justement l'une des principales motivations de leur "exil"! Une majorité, peut-être, est contrainte à partir de son pays car les conditions de vie et, en particulier, de vie publique est insupportable.
De la même manière qu'une bonne partie des français, dont moi, vont se voir contraints à quitter la France pour demander l'asile politique aux Pays-Bas ou au Canada, si Sarko ou L.P. sont élus, .

Peut être qu'avant de permettre aux étrangers de voter, faut-il les inclure dans le débat démocratiques.
Car c'est bien de voter, mais faut d'abord savoir quoi voter et surtout pourquoi.
Est-ce que les munipalités (je pense que cela doit se faire au niveau municipale) s'occupent d'organiser des débats politiques permetant aux étrangers désireux d'entrer dans la vie politique française, de se faire une opinion propre.
(débats objectifs bien sûr, mais ça c'est pas gagné).

Ce genre de débat pourraient avoir lieu d'ailleurs pour tous les habitants d'une commune.

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