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La sectorisation universitaire : une discrimination en soi ?

Images_sectorisation_1 A l’heure ou les élèves de classes de terminales de la France entière commencent à bachoter, les universités de leur côté se préparent à faire leur publicité pour promouvoir leur image et accueillir leurs futurs étudiants pour la rentrée universitaire 2006/2007.

Il est cependant un problème pour nos futurs bacheliers qui rejoindront, pour la majorité, les bancs de l’université : la sectorisation.

Elle est d’autant plus un obstacle pour les jeunes de la banlieue et pour en avoir été moi-même « victime », je sais quels peuvent être ses effets pervers sur un parcours étudiant (l’un de ses effets particulièrement pervers est la perte d’une année scolaire après le bac).

La sectorisation est un système qui consiste à répartir les élèves dans les diverses universités selon leur lycée d’origine, sur un critère purement géographique donc.

Concrètement, un élève actuellement en classe de terminale à Bondy aura le choix entre les universités de Villetaneuse, Saint-Denis, Créteil, Marne-la-Vallée ou Bobigny à noter que cette dernière est centrée sur des matières exclusivement scientifiques, ce qui restreint encore plus le choix.

Les facultés parisiennes sont donc a priori inaccessibles pour les banlieusards. Ainsi, ceux et celles qui rêvent depuis toujours d’intégrer une faculté de prestige telle la Sorbonne ou Dauphine devront se résigner à rester cloîtrés en banlieue car c’est bien la conséquence directe .

Sur le terrain, la règle se confirme : l’exemple de l’université Paris I Panthéon - Sorbonne l’illustre bien : la majorité de ses étudiants sont parisiens et sortent généralement tout droit des lycées parisiens prestigieux tels Henri IV ou Montaigne. Les étudiants de province, qui plusieurs week-end par mois « descendent pour retrouver la famille et le pays » y ont aussi leur place. On y trouve également des étudiants étrangers (qui ont bénéficié du programme Erasmus) très ambitieux et brillants et de tous horizons : Canada, Allemagne, en passant même par le Sénégal.

Mais où sont donc les étudiants de banlieue ?

Paradoxalement, alors qu’ils sont plus proches, géographiquement parlant, que les étudiants provinciaux ou étrangers, ils représentent une infime minorité. Lorsque l’on demande aux rares banlieusards comment ils ont échappé à la sacro-sainte sectorisation, certains répondent avoir perdu une année après le bac pour ensuite pouvoir « postuler » indépendamment, de leur côté dans les différentes facultés parisiennes ; d’autres avouent avoir choisi d’intégrer une classe préparatoire seulement pour échapper à la sectorisation et ainsi intégrer « une bonne fac ».

Loin de nous l’idée de sous-estimer les universités de la banlieue mais comme chacun sait, les diplômes ne sont pas équivalents d’une fac à une autre. Les moyens financiers des universités parisiennes sont supérieurs à ceux des universités de banlieue. Bref, tant de situations inégales qui font préférer les unes aux autres.

Finalement, l’ascenseur social est bloqué bien avant l’entrée des jeunes dans la vie active.

La sectorisation universitaire engendre des effets pervers, elle doit être remise en question et ce au plus vite. Elle aurait d’ailleurs dû être intégrée à la Loi sur l’Egalité des Chances lancée récemment par le gouvernement et qui a tant fait parler d’elle.

Par Hanane Kaddour

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Voici les sites qui parlent de La sectorisation universitaire : une discrimination en soi ?:

Commentaires

et que proposez vous d'autre?

mettre tous les lycéens banlieusards à la Sorbonne et à Dauphine et les lycéens parisiens à la périphérie ?

faire de la mixité ?

mais sur quels critères ?
ethnique ,tirage au sort ,alphabétique .....

à vous de proposez et de donnez des pistes ?

si la sectorisation s'appliquent à certaines fac, pourquoi les étudiants provinciaux y auraient ils plus de place que les étudiants banlieusards..???
j'ai du mal à comprendre que ce soit possible...

errata

à vous de proposer et de donner

quant à ethnique c'est le modèle des quotas :tant de noirs ,tant d'asiatiques ,tant de blancs ,tant de ....

il me semble que les étudiants provinciaux doivent avoir un correspondant ou une adresse de référence à Paris pour pouvoir prétendre à une place en prépa mais je n'en suis pas très sûr.

L'article contient une grave erreur dès le début : "...une faculté de prestige telle la Sorbonne." La Sorbonne N'EST PAS une faculté, mais un bâtiment. Et avant 1969, c'est là que se trouvaient les Facultés des Lettres et des Sciences.
Les avatars -ou rejetons - actuels de la Sorbonne sont : l)Paris I-Panthéon-Sorbonne; 2) Paris III-Sorbonne-Nouvelle; 3)Paris IV-Sorbonne; 4)Paris VI-Pierre-et-Marie Curie;5)Paris VII-Denis-Diderot; 6) Paris VIII-Nanterre; 7)Paris X-Saint-Denis (ex-Vincennes)
Dans le bâtiment même de l'actuelle Sorbonne,résident au moins 3 petits bouts d'universités. La chose étant renommée - même à Bondy - cela explique pourquoi les mandarins ont voulu garder quelques petits morceaux, ne serait-ce que le nom, de ce prestigieux panier de crabes...
Lycéens, méfiez-vous, le nom ne fait pas la défunte
chose... Ceci dit, la rue des Ecoles et le Boul'Mich, c'est vachement plus chouette que les cités des 4000...

Pour infos en tant qu'habitante de la banlieu parisienne j'ai fais mes études à la sorbonne nouvelle, grâce à la sectorisation seul paris me proposait un deug en littérature et civilisation latino américaine.....et l'important ce n'est pas d'être dans des locaux parisien c'est d'acquérir un savoir....avoir envie de croire en soi, résultat on est son propre moyen d'y arriver, étudier, travailler ... c'est possible d'autres amis issu de la même banlieu ont eu st Denis et cela ne les empêchent pas d'avoir un savoir...
Allez, vraiment occupons nous de vrais problèmes le manque d'appétit, de curiosité ...et dans d'autres endroits la faim...ne soyons pas nombriliste partageons nos envies. Ne soyez pas pessimiste quand dans votre pays tout est possible... Bon courage à tous

Additif & Errata
Dans les rejetons de feue Mme. la Sorbonne, j'ai oublié la prestigieuse université scientifique d'Orsay, qui doit être Paris X ; et,dans ce cas, St Denis redevient Paris IX. Les numéros, c'est comme les noms ou les étiquettes, c'est ce qu'il y a dans la bouteille qui compte et non l'appelation contrôlée et prestigieuse..

Il y a une petite erreur dans l'article : Dauphine ne fait pas partie des facs sectorisées, il faut passer un examen pour y entrer (il y a d'ailleurs souvent des conflits a ce sujet puisque l'entrée a la fac, par definition, est sensée n'être soumise qu'à l'obtention du bac). De ce fait n'importe quel élève avec de tres bons resultat peut y entrer (une de mes camarade de classe y est entrée avec sa mention très bien sans examen).

Par contre je suis tout à fait d'accord avec l'article sur l'inegalité qu'engendre la sectorisation. Venant moi meme de banlieue, sans mention tres bien, je suis allee a la fac en banlieue. La seule possibilité d'y echapper etant de trouver une specialisation qui n'existe pas dans la fac de secteur.
Par contre il faut bien se rendre compte que le but premier de la sectorisation n'est pas de parquer les etudiants de banlieue en banlieue, mais avant tout de gerer la surpopulation des facs (qui est importante meme avec ce systeme). Etant donné que toute personne avec le bac peut entrer a la fac, il faut gerer tout ce monde, si tous les etudiants etaient concentrés a la sorbonne I par exemple, ça serait la foire (les bancs des amphitheatres de 1ere annee de la sorbonne sont aussi surpeuplé que ceux de n'importequ'elle fac de banlieue)

La seule solution pour remplacer la sectorisation (puisqu'il faut bien qu'il y ait un peu d'organisation, un batiment fait pour 10 000 personnes ne peut decemment pas en accueillir 25 000), la seule solution donc serait l'admission sur dossier ou sur concours, mais la on crierait a une autre forme d'inegalité.
Maintenant on peut tres bien faire un DEUG dans une fac de banlieue et, sur dossier biensur, entrer dans une licence, un mastere, ou autre type de formation dans une fac parisienne (ce que j'ai fait personnellement).
Mais une fois de plus la selection se fait au mérite.

A briardounet,

Bonjour, je ne suis plus sure pour les autres mais il me semble que Paris X c'est Nanterre.

Jean-Louis:

"il me semble que les étudiants provinciaux doivent avoir un correspondant ou une adresse de référence à Paris pour pouvoir prétendre à une place en prépa mais je n'en suis pas très sûr."

Ce n'est pas le cas.
La sélection pour l'entrée en prépa se fait sur dossier,et les candidatures sont envoyées au niveau national.Mais un lycée peut préférer ses anciens élèves,de manière à leur permettre d'étudier en bénéficiant du soutien familial,quoiqu'en général le recrutement est assez diversifié géographiquement(pas socialement),surtout dans les grandes agglomérations.

Si les provenciaux s'inscrivent plus facilement c'est parce que la sectorisation se fait au niveau de l'Ile de France via RAVEL.Ailleurs (certains départements en tout cas) les universités acceuillent prioritairement les bacheliers de leur académie,mais il y a possibilité de dérogation,c'est l'université qui décide.Les bacheliers provinciaux profitent de ces dérogations et parviennent à s'inscrire dans la faculté de leur choix en prétextant un déménagement forcé chez quelqu'un de leur famille à Paris,en demandant une option (genre bideug) non disponible dans leur académie,peu importe qu'elle soit disponible en banlieue etc.

Et oui le choix de l'université importe étant donné que les enseignements(le diplôme national est très beau mais à niveau égal 2 étudiants peuvent avoir étudié des domaines sensiblement différents),les moyens,la renommée et les recrutements diffèrent.

Je crois qu'il est assez évident même pour l'auteur de l'article que tout le monde ne peut pas aller dans son 1er choix.Mais le mérite(via la mention au baccalauréat,le dossier etc) devrait intervenir dans ce choix.Pourquoi est-ce qu'un étudiant médiocre de Paris ayant obtenu son baccalauréat avec justesse aurait plus de chance d'aller dans l'université renommée de son choix qu'un bon étudiant de banlieue?Est-ce que la capacité financière des parents à résider au "bon" endroit est un gage de motivation,de capacité de travail?

Oui la loi sur l'"égalité des chances" pour bien porter son nom,aurait dû s'occuper de l'accès à l'université.Il me semble qu'il y avait des dispositions concernant les classes prépas,je ne sais pas si elles ont été adoptées mais elle sont insuffisantes car elles ne concernent qu'un faible pourcentage de lycéens de banlieue et d'ailleurs.

BRIADOUNET
Avant de dire n'importe quoi, il convient de bien lire l'article sur lequel vous semblez relevez une erreur.
La Sorbonne dont il y est question est celle de Paris I Panthéon Sorbonne, c'est ecrit noir sur blanc. Pour ma part il m'a suffit de lire le texte une seule fois pour le comprendre, apparemment il vous faut plusieurs lectures...

Quite right, SMITH...
...Citation :"la Sorbonne dont il est question est CELLE de ParisI-Panthéon-Sorbonne". Et, donc selon vos propres dires, il semblerait qu'il y eût plusieurs SorbonneS, et que vous l'ignorassiez.Et, conséquemment, il ne faut par dire n'importe quoi - comme vous le faites involontairement remarquer. Sinon, c'est une atteinte au prestige de la feue Sorbonne, ou de sa dizaine de rejetons... Conseil : vous semblez "releveZ" (sic) des erreurs dont auxqelles il se pourrait bien que vous fussiez, vous-même, coupable. Relisez-vous...
Salut et Fraternité !

Consigne de sécurité

Tout le monde n’a pas les mêmes chances d’accès à l’école. Si vous croyez que des histoires comme celles que je vais vous raconter n’arrivent pas, c’est que vous croyez que la vie a moins d’imagination que vos rêves. Ecoutez plutôt.
J’étais dans le hall d’entrée. Les enfants arrivaient. Avec les parents. Une jeune femme était assise sur une chaise et faisait passer dans une pointeuse les cartes des enfants qui mangent à la cantine. Tout ça est centralisé, directement à la cantine générale de la ville. « Vous êtes institutrice ?
« Non, je suis assistante
« Bonjour, pouvez-vous me dire pourquoi la dame, là-bas, qui est institutrice, refuse de me parler ?
« Je ne sais pas, je ne suis pas compétente. »
La directrice était sur les nerfs, prévenant qu’un intrus était entré dans l’école. Elle me disait que je n’avais rien à faire ici, que je prenais l’école en otage, que je perturbais l’accueil des enfants, qu’elle avait appelé la police et que je devais partir. Les parents étaient excédés, ils me demandaient de sortir également, ils répétaient que je n’avais rien à faire ici. Quand je m’approchais de l’institutrice, elle baissait les yeux. Il régnait une tension visible, mais les parents, en sautillant légèrement, se contrôlaient du mieux qu’ils pouvaient. Du calme de l’individu émanait une indicible violence. Sa tranquillité témoignait d’une menace réelle. Un dangereux inconnu refusait de sortir de l’école. Je me suis isolé un instant dans un coin, méditant peut-être d’utiliser la pointeuse comme une arme.
Je suis allé devant une salle de classe. Personne n’osait s’approcher de moi. Il y avait des dessins. On pouvait voir que j’étais ému. Une larme coulait sur mon faciès de bête. On se demandait si je n’allais pas me saisir d’un dessin pour le manger. Un d’entre eux me touchait particulièrement. L’enfant qui avait signé était une petite fille. Roxane.
L’homme avait été signalé par le Juge qui avait écrit que c’était Eléphant Man et que ce n’était pas la peine de me parler. Je ne savais pas parler. Je me mettais à baver, à secréter un discours sans queue ni tête, je pouvais devenir agressif et obscène. Je suis retourné à l’entrée, tout le monde me disait de partir, tout le monde avait peur. L’Inspecteur d’Académie avait eu le Juge personnellement au téléphone et le Juge était formel. Pas question de laisser entrer ce cancrelat. Quelle horreur, quelle horreur, les gens disaient leur peur et ne pouvaient pas partir bosser, laisser leur gamin tant que j’étais là. Mais que fait la police ?
Enfin l’individu suspect, connu des services de police est sorti ; on respirait, les enfants étaient à l’abris. Un père inspiré d’une sainte colère l’a bousculé en disant qu’il allait lui casser la figure. Preuve que le criminel était animé de mauvaises intentions, il a ôté ses lunettes quand le père excédé l’a attrapé par le col pour lui assener un légitime coup de boule. Mais le père a eu finalement la grandeur de ne pas le faire, criant qu’il n’allait pas laisser les cafards de mon genre, les malades comme on en voit tous les jours à la Télé Fidèle terroriser son enfant. Ce père écoutait régulièrement l’actualité et exprimait ses justes craintes.
Le criminel marchait dans la rue quand la police arrivant in extremis l’a interpellé.
« Hep twalaba*»
Devant les agents, le fou, bravant l’autorité, s’est mis au garde-à-vous pour feindre de montrer son respect, il a osé dire qu’il s’était juste assis à côté de l’assistante, qu’il voulait parler à l’institutrice et demander à la directrice pourquoi l’institutrice ne lui disait pas bonjour. Mais les policiers qui venaient d’arriver disaient que ce n’était pas l’avis des témoins de la scène. Ils ont demandé son nom, le fauteur a répondu « Roxane
« C’est quoi ça ? a dit le policier.
« Ca c’est ma fille, je suis son père et je veux voir l’institutrice a osé rétorqué agressivement la vermine »
La légende, telle qu’elle est rapportée par la directrice, dans son rapport à l’Inspecteur d’Académie, veut qu’on ait eu beaucoup de mal à enlever la trace de bave laissée par l’insecte, allant de l’entrée à la pointeuse, et de la pointeuse au dessin d’une enfant. Probablement sa prochaine victime.

*Monsieur, au nom des pouvoirs publiques, je vous prie de vous présenter devant moi »

Quel est l'etat d'esprit qu'il faut avoir dans la vie ?
se dire : je suis dans une fac moyenne ou pas top, ais si je me defonce je vais avoir des notes geniales, qui vont me permettre de faire erasmus, de me aire remarquer, d'entrer dans une autre fac lors de la specialisation, whatever,

ou alors se dire que c'est degeulasse, que c'est couru d'avance ; que c'est trop injuste et que si j'etais né avec une cuillere en argent dans la bouche , j'aurais meme pas à bosser tellement j'aurais été riche....

je pense que les mecs qui meritent de reussir leurs reves sont les premiers, les autres ne revent en fait que du moindre effort.

PS: Montaigne, un bon Lycée ??????

en clair : il n'y a rien d'eternel . si un lycée en banlieue decide de faire une selection tres dure, aussi dure qu'henri IV, que les lycées privés, et ne prend que des eleves hyper motivés, bosseurs, intelligents etc, hé bien aucun doute qu'il sera dans les classements des meilleurs lycées en terme de pourcentage au bac .

de plus Dauphine ne prend que sur dossier. au merite . pas de sectorisation .
ya t il plus de banlieusards ?

Oui, Dauphine recrute sur concours et / ou dossier. Ce qui m'a permis d'y aller, venant pourtant de Montfermeil.

Sur le reste, il y a deux pistes à suivre pour combattre les effets discriminants de la sectorisation :

- l'abandon de l'admission automatique en fac, au profit d'une sélection basée (comme à Dauphine) sur les résultats au bac ou sur un concours d'entrée. Il est illusoire de refuser la sélection, qui interviendra tôt ou tard. Pour preuve, 40% des étudiants inscrits en Deug ne l'ont jamais obtenu. J'imagine que pour la licence (qui a remplacé le DEUG et s'obtient sur 3 ans et non plus deux) les statistiques devraient encore s'aggraver. Par refus de la sélection à l'entrée, il y a presque un étudiant sur deux qui perdra deux ou trois ans sur les bancs de la fac de manière totalement improductive, dans le seul but semble-t-il de ne pas gonfler les chiffres officiels du chômage pendant cette période.

En Allemagne existe un système original qui donne accès à la fac en fonction des résultats à l'Abitur (le bac allemand). Mais chaque année supplémentaire après la première demande lui fait gagner un certain nombre de points qui lui permettra - s'il est suffisamment patient et motivé - d'accéder à la formation demandée. Comme tout est transparent et que les barêmes sont connus un bachelier moyen en biologie saura par exemple qu'il lui faudra trois ans pour être reçu en fac de bio, temps qu'il pourra mettre à profit pour se former autrement ou de manière complémentaire.

- Ce système bien entendu n'exclut pas des dispositifs de discrimination positive basés non sur l'appartenance ethnique mais sur l'origine géographique, à l'image des convention passées entre lycées de ZEP et grandes écoles parisiennes, dont la première fut Sciences-Po. Ces dispositifs, qui à l'essai donnent entière satisfaction tant aux écoles qu'à leurs étudiants, ne demandent plus aujourd'hui qu'à être généralisés par voie législative ou réglementaire.

briardonnet

je cite l'article
... l’exemple de l’université Paris I Panthéon - Sorbonne l’illustre bien :la majorité de ses étudiants sont parisiens et sortent généralement tout droit des lycées parisiens prestigieux tels Henri IV ou Montaigne...."

Smith a donc bien lu

Le reprendre sur son orthographe c mesquin et vieux jeu ds des cas raisonnables

l'emploi excessif du subjonctif est depassé et ridicule(encore faudrait il que tu le susses ; je te previens donc)

smith par contre a utlise une expression raciste,"c'est ecrit noir sur blanc" que je propose de remplacer par "c'est ecrit black sur gaulois" afin d'apaiser les conflits

Non, Maxx...
... il n'y pas de Sorbonne. Il y a des SorbonneS : voir les noms ridicules que les mandarins ont choisis pour Paris I, III et IV. Je sais personnellement de quoi je cause, quand je dis que le "prestige" sorbonnicole est une illusion. Rabelais et quelques autres hurluberlus tiennent là- dessus d'excellents propos. Evidemment, depuis ces antiquités, on n'a pas arrêté pas le progrès..
Quant à l'imparfait du subjonctif, il y a des gens que la chose dérange. Y en a des qui rigolent.
To each his own.

OK, peut-être que l'article n'est pas parfait, peut-être qu'il y a quelques détails approximatifs.

Mais qu'en est-il de l'esprit de l'article ?
Cet article parle de la fac, et tente de mettre à jour certaines injustices sociales face aux possibilités d’étude. Personnellement, la seule lacune que je lui trouve c'est de ne pas aller assez loin. Dans le système éducatif français, l'université est encore ce qui se fait de plus démocratique.

Qu'en est-il de certaines grandes écoles ? des écoles de commerce notamment, qui contribuent beaucoup plus fortement à la reproduction sociale que n'importe quelle fac de Paris ou d'ailleurs.
Je le sais, j’en ai fais une, et je la rembourse encore. Si mes parents n’avaient pas eu la sécurité de l'emploi qu'offre la fonction publique et n’avaient pas inspiré confiance à mon banquier, je n’aurais pas pu la faire. Une école de commerce, c’est cher, très cher. Pour moi, c’est presqu’autant que mon loyer tous les mois, pendant 5 ans (j’habite à Paris).
Et si il n’y avait que des barrières à l’entrée… mais pourquoi ne pas parler non plus des barrières à la sortie ? qui est prêt à nier que la meilleure façon de trouver un bon job à la sortie de l'école c’est encore le piston ?

Alors non, d’accord, ne tombons pas dans le misérabilisme. Les barrières se franchissent. Certains de mes camarades de promo moins favorisés (peu nombreux, le filtre est efficace) ont fait plusieurs petits prêts dans des banques différentes à leur insu (ce qui est illégal) pour pouvoir payer leur scolarité. D’autres n’ont pas tout payé, n’ont pas eu officiellement leur diplôme, mais ont réussi à décrocher des jobs quand même.
Mais pas d'angélisme non plus. C'est plus difficile pour certains que pour d'autres. La situation est loin d'être idéale. Elle est immorale du point de vue de l’égalité des chances. Mais surtout elle est un formidable gâchis éducatif. Pourquoi ce ne sont pas les meilleurs qui profitent des meilleures formations ? Pourquoi les meilleurs profs des meilleurs formations perdent-ils leur temps avec des élèves qui ne sont pas là parce qu’ils sont les meilleurs, mais parce que leurs parents le pouvaient ? Et encore plus grave pour les écoles qui se targuent de former les élites du pays, de quel droit prive-t-on la nation de certains de ses meilleurs éléments, et donne-t-on leur place à des gens qui ne sont certes pas mauvais, mais qui ne sont quand même pas aussi bons ?

Mais il est vrai que c’est bien pire ailleurs. Aux USA, si tu es pauvre, la seule façon d’étudier est de t’engager dans l’armée, donc de partir à la guerre. L'armée paiera tes études si tu es encore en état.

Maxx a dit tout ce que je souhaitais dire sur l'arrogance mesquine de ce cher "briardounet" donneur de leçons... il n'y a pas une sorbonne mais des sorbonnes selon lui, en revanche il n'y a pas des imbéciles mais UN imbécile ! il se reconnaîtra! à bon entendeur.

Bon ... alors deja, on parle d'universites et non de prepa.

Pour moi, il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises universites. La qualite du savoir depend de l'etudiant et de sa volonte plutot que de l'endroit. Je ris au nez de ceux qui presente fierement qu'ils ont fait leurs etudes a la Sorbonne. Je fais ddu recrutement, et ceux qui viennent a moi de cette facon prenne la porte directe. Ce qui m'interesse, ce sont les gens. Pas l'endroit ou ils ont fait leurs etudes.

Personnellement, je trouve qu'ils y a beaucoup trop de gens qui n'ont pas leur place en universites. Le Bac est bien trop facile a avoir d'ou la surpopulation et la paresse qui en resulte.

Chacun sa route, chacun son chemin ... Et il faut eviter les impasses.

cet article est très bien écrit, il résume parfaitement la situation.;-)

Cet article est très vrai. La sélection et la sectorisation en sortie du lycée contribuent au phénomène de "ghettoisation" de nos banlieues.

J'ai passé le cap aujourd'hui mais j'étais furieux de me retrouver à St-Denis Paris 8. Non pas que l'enseignement dispensé y soit de qualité moindre mais surtout d'avoir le sentiment que ton cursus et ton avenir : il est tracé mon pote !!!!

Finalement, plusieurs années sur les bancs de la fac avec les cammarade du même lycée et d'autres lycées du 93 entre autres. Qu'en est-il de la mixité?

A la sortie, comme beaucoup, même pas de diplôme. Je ne m'en prends qu'à moi-même aujourd'hui. Néanmoins, je me demande parfois si accéder à une fac parisienne ou telle autre école accueillant un public à priori différent ne serait pas un stimulant pour les jeunes qui rament au collège puis au lycée et se retrouvent à l'université avec le voisin de palier issu du même milieu.

C'est un avis parmi d'autres mais qui rencontre apparement pas mal d'écho. A prendre en compte donc je pense au niveau de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur. HAMOD

Je dis plutot qu'un mec qui rame au college puis au lycee n'a pas sa place en universite ... Pourquoi s'evertuer a aller faire des etudes quand on n'est pas fait pour ca ? Faut pas s'etonner de ne pas l'avoir le diplome a la fin en ce cas. Et puis, une fois de plus, le diplome ne donne pas "droit" a un emploi.

===> Hamod
"...le niveau de l'éducation nationale," dites vous. C'est le fond de la question.
Education Nationale = l'enseignement public. Et, en France, c'est gratuit. Et donc, démocratique : il s'agit de l'enseignement dans les CP, CM2, collèges et lycées (d'Etat). Et aussi dans les universités ou les "Grandes Ecoles". Dans ces dernières, il y en a même qui vous paient et vous logent pour suivre leurs cours : les E.N.S.
et Polytechnique... Les grandes écoles de commerce (H.E.C. etc.) sont privées : elles font payer l'enseignement.
Le tri -la sélection- se fait à l'entrée de toutes les G.Ec et de certaines facs (Dauphine...). Dans les classes préparatoires aux G.Ec., on entre sur dossier AVANT le bac - et à condition de l'obtenir qq. mois plus tard. C'est le travail et les notes au lycée qui comptent.
Résultat des courses :
1) Grandes Ecoles -hors commerce- : 5 ou 6 ans d'études gratuites. MAIS : frais de matériel + bouquins, logement, voyages etc...+ quasi garantie d'emploi à la sortie;
2) Universités : études gratuites MAIS élimination d'une bonne moitié des étudiants au bout d'un ou deux ans -avec le Deug ou sans diplôme, et guère de garantie d'emploi au final.
3)Conclusion : dans notre période de chômage et de sous emploi organisé (pour faire baisser le prix de la force de travail), la démocratie républicaine, c'est ce qu'il y a de moins pire, parce qu'elle est fondée sur le travail et des examens ou des concours au moins en partie anonymes. Le piston ne joue pas, ou moins. Néanmoins, le phryck, c'est nettement mieux. Et, donc, jeunes étudiants, n'hésitez pas à vous faire payer des études par vos parents. A Harvard, par exemple. Ou à la rigueur à UCLA, University of California at Los Angeles. Qu'est-ce que quelques dizaines de milliers de dollars annuels, au prix d'une carrière assurée ? Et si vos parents ont eu l'astuce de placer leur thune au Japon, ça doit pas non plus être insupportable...

Sectorisation ou pas, le plus important est d'entrer en fac et d'y tenir les 3 premières années qui sont les plus difficiles. Ensuite, il est facile d'intégrer les facs parisiennes, si c'est vraiment ce que l'on souhaite.
Au contraire, je trouve que la sectorisation est un bon moyen d'assurer l'égalité des chances et d'éviter des passes droits pour certains... on est tous logés à la même enseigne!!!
2 précisions :
- les facs de 'banlieue' sont souvent excellentes et réputées (paris 12)
- en banlieue il est souvent plus facile de participer au programme Erasmus, moins de participants et plus de places ouvertes dans les universités européennes.

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