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Par amour…

Autour de moi, près de chez toi, des femmes et des hommes se parlent, se comprennent et s’aiment. Ils sont juifs, chrétiens ou musulmans et pourtant, partagent les mêmes sentiments. Ils ont besoin de se croiser, d’être ensemble, de s’engager ensemble… de vivre ensemble. Quand il s’épuise, elle le soutient, l’encourage. Quand elle pleure et s’isole, il la réconforte, la console.

Elle croit, lui est animé par une foi. Ils habitent le même quartier et fréquentent la même université. Ils prennent le temps de se parler, s’arrêtent pour échanger un point de vue, partager des idées. De ces petites discussions naît une grande relation. Et puisqu’ils se rencontrent souvent, ils décident de se voir régulièrement. Mais, pour que leur union soit possible, il doit se convertir. Prendre l’islam pour religion, telle est la condition. Il ne se sent pas prêt, mais il refuse l’idée de l’abandonner.

Il évoque avec elle ses projets, souhaite l’emmener ailleurs, quitter la cité, et lui propose une vie meilleure.

Il lui explique qu’il l’aime de tout son cœur, qu’elle est son cœur et que « ce qui compte c’est notre bonheur ». Elle lui dit : « je te le concède ». Au début, elle hésite, puis finalement cède. Elle fuit avec lui et suit cet amour tant idéalisé, pensant que vivre l’amour idéal est aisé. Mais, les blessures se font sentir, se multiplient, s’intensifient.

Elle aimerait tant revoir sa famille. Elle a envie d’embrasser sa mère, d’enlacer son petit frère, de serrer très fort son père. Elle pense (énormément) à ses parents. Ils lui manquent tellement.

Pour être à ses côtés, elle a tout sacrifié. D’abord ses études, ensuite son foyer.

Une musulmane et un chrétien peuvent-ils cohabiter, se marier sans être habités par un sentiment de culpabilité ?

Il la questionne, elle s’interroge. Est-ce interdit ? Ai-je le droit ?

Elle se souvient des discours de son père, se rappelle les paroles de sa mère, sur la religion, la culture. Toujours pratiquer, ne jamais oublier.

Parfois, elle se recueille. Et dans l’intimité, les yeux mouillés, les mains levées vers le ciel, elle invoque et espère.

Lui, l’observe, il ne sait que faire. Impuissant, il la regarde. Elle est triste et malheureuse ; il donnerait tout  pour la voir sourire, être heureuse.

Il tient à elle alors il essaie, l’interpelle mais elle répond par le silence, l’esprit ailleurs, elle pense.

Il l’aime tellement, il l’aime vraiment. Au plus profond de son âme, il le sait. Sa tête le comprend, son cœur le sent. Il s’en veut d’être parti, d’avoir fait ce choix. Il regrette mais ne désespère pas.

Que faire ? Par amour pour elle, il entreprend une quête spirituelle. Il veut comprendre, apprendre l’islam.

Sa connaissance sur le sujet se limite aux cinq piliers que tout musulman doit respecter, appliquer.

Il pense aussi à l’image négative qui est parfois véhiculée. Mais, intelligent, il sait qu’il ne doit pas déplorer, détester sans avoir au préalable étudié.

Se convertir est un choix mais avant de choisir, il doit donc s’instruire. Il a toujours en mémoire les propos de son ami, maître de conférences, qui lui a appris qu’aucun choix ne peut être légitimé par l’ignorance.

Alors il lit, étudie, s’instruit. Et, sans contrainte, il se convertit.

Aujourd’hui, ils sont mariés et leur complicité durera pour l’éternité.

Ce texte est pour ceux qui ont réussi leur vie à deux et tous ceux qui espèrent trouver l’amour près d’eux.

Par Rachid Boumriche       pour Brahim M. et  Yasmina B.

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Voici les sites qui parlent de Par amour…:

Commentaires

Question naïve: en 2006, la famille de Yasmina n'est pas prête à (je ne dis pas "accepter" mais au moins) "supporter" l'idée d'un mariage mixte de sa fille ?????? Au point qu'il ne reste pas d'autre solution au mari que de se convertir à l'Islam pour rendre sa femme heureuse ??????

Vous semblez considérer cela comme une belle histoire invitant à la connaissance mutuelle et à la tolérance. Je trouve cela une histoire très triste. Qu'est-ce qu'un amour où l'un de des deux doit faire tout le chemin seul et être contraint par un terrible chantage sentimental ?

signé: quelqu'un qui a fait un mariage mixte dans des conditions plus acceptables

la morale de l'histoire me parait quand meme tres ambigue

les pressions familiales, les traditions, les contraintes interiorisées ( ne se marier qu'avec un musulman)ont donc reussi.

deux remarques :

-si on change l'histoire et que c'est une catholique qui demande à son amoureux de se convertir, ( ce qui me permet de juger ce que je connais mieux),je trouve l'histoire ringarde et la fille arriérée, non respectueuse du libre arbitre de son futur mari .

- dans certains pays, comme l'algerie, le prosélytisme non musulsman est depuis peu puni de prison ; la chretienne qui demande à son amoureux de se convertir va en tôle.

brr , que je suis content d'etre en france !

je trouve aussi que cette histoire n'est pas si belle que vous le dites... ce qui aurait été beau c'est que finalement la famille accepte le mari pour rendre leur fille heureuse... mais c'est peu être trop rever... on peut esperer qu'un jour par leur amour les gens pourront vivre sans avoir à fuir ...

La question est:
Est ce que le mari s'est converti par conviction personnelle ou par chantage émotionnel?
Quand j'ai lu cette histoire, j'ai eu l'impression qu'il s'est converti car il a voulu faire plaisir à sa femme. Donc, je ne suis pas du tout convaincu par le romantisme de cette histoire.
De plus, ce qui m'a choqué le plus était l'attitude de la famille qui est à la base du fanatisme religieux. On n'accepte pas quelqu'un dans sa communauté à cause d’une différence de religion. Je trouve cette histoire emblématique des romantiques de l'islam. L'islam est une religion parfaite et nous devrions tous nous convertir. Mr. Rachid Boumriche vous pouvez rever tant que vous voulez, mais cela n'arrivera jamais. Heureusement!
Vont-ils enfin grandir et comprendre qu'on vit dans des sociétés multiethniques et multiculturelles? Je le crois, mais l'auteur de cette histoire a encore bien des choses à apprendre. La première étant que dans les cites, il n'y a pas que des chrétiens, des juifs et des musulmans mais aussi des athées, des bouddhistes et des adeptes d'autres religions.

"Pour que leur union soit possible, il doit se convertir. Prendre l’islam pour religion, telle est la condition."

Par qui cette condition est-elle posée? Si c'est par la femme, elle n'aime pas vraiment son futur mari.

Si c'est par la famille, elle n'aime pas vraiment sa fille.

Si c'est par la loi du pays où ils vivent, ce n'est pas une société démocratique.

Cette charmante historiette est-elle censée se passer en France? Dans un pays musulman?

Histoire de nuancer un peu l'ambiance angélique de cette note, je vous conseille de voir à quoi ressemble vraiment une société théocratique islamique, totalitaire et raciste, à travers ce blog d'un Saoudien:

http://muttawa.blogspot.com/

Inutile de vous dire que ce Saoudien a quitté son pays. Sinon, il serait déjà mort. (En anglais.)

Rappel: Ben Laden juge que l'Arabie Saoudite pratique un islam trop modéré.

A Rachid Boumriche.

Cette histoire est d’une grande tristesse. Vous êtes le seul à la croire heureuse, par la méthode Coué sans doute. Qu’adviendra-t-il de ce bonheur volé, de ce choix forcé d’ici quelques mois ou quelques années ? Que devient la famille du mari ? Elle doit applaudir ? Sans doute acceptera-t-elle par amour cette trahison du fils prodigue, mais vous ne l’obligerez pas à accepter une belle-famille si peu ouverte. Quant à sa perception de « l’élue », elle risque d’en prendre un sérieux coup. Passent les mois et passent les années et l’amour s’émousse et ne reste que les rancœurs des sacrifices consentis pour un bonheur éphémère. Quand on s’aime la religion est le dernier des obstacles pour les êtres évolués, civilisés et éduqués. J’ai vécu un mariage mixte, le mien, entre une musulmane et un chrétien, duquel naquît un enfant mâle aujourd’hui athée ou agnostique, je n’en sais rien et je m’en fout comme feu mon épouse. Et nous vécûmes heureux, dans une sphère privée ou rien n’était tabou et surtout pas la religion, mais chacun la sienne, dans le respect de celle de l’autre, c’est ça l’Amour.

Tous les moyens sont bon a Dieu de guider et ou d'egarer qui il veut vers la voie qu'il lui est destinee.

Dans un sens ou l'autre toutes les critiques sont possibles de toutes evidence ce n'est la qu'une histoire d'un couple,une histoire qui leurs est propre,peut etre qu'il manque leurs point de vue.

Nous ne pouvons blamer telles ou telles religions ou cultures et a chacuns de se determiner par rapport a ses priorites ou ses ideaux

Apres le mot AMOUR on peut tout y mettre amour de(soi,argent,homme,femmes,enfants,pouvoirs,domination,reussite,animaux,sexe,phylosohie,?????????

conclusion chacuns vie et meurre pour ce qu'il EST

ps:l'important est de mourrir sur la bonne voie

Cette histoire semble provoquer une levée de bouclier des fidèles lecteurs du blog...

L'amour de cet homme pour la femme de sa vie est très beau et très touchant. Le reste est très pathétique!

Ce texte a peut-être pour but de nous laisser comprendre que seuls les chrétiens sont capables d'un amour total et inconditionnel?

Excusez-moi d'avoir été cynique, mais personnellement je ne permettrai jamais à aucun dogme religion de dicter ce que je crois être juste et bon dans la vie que je mène!

Voltaire et Rousseau, au secours!!!

PS: Quant au mot "contrainte" qui apparait à la fin de votre récit, nous n'en avons visiblement pas la même définition: la situation elle-même est intrinsèquement une contrainte qui affecte le l'impartialité du choix.

Je trouve cette histoire belle et originale dans la façon dont elle écrite. parler d'une réalité sous cette forme intéressante. Ce qui est également intéressant c'est de contaster tous les commentaires s'arrêtent sue la religion.Pas de critiques constructives, elles sont toutes conflictuelles comme tous les lecteurs étaient entourés d'un barbelé intelectuel.Ils se laissent tous emportés par leurs émotions alors que l'auteur n'a fait que relaté une histoire, soulever un problème.Mais si tous le monde réagit de cette façon c'est qu'il y a un problème. C'est comme bizarre. On parle de fille arriéré, de 2006, on exporte des situations de pays étrangers, tous ces éléments appartiennent au raisonnement puéril et à la réflexion peu poussée. pas des arguments. Ce n'est pas l'auteur qui doit apprendre mais vous qui devait comprendre la probité intellectuelle. J'e souhaite qu'ils nous encore partager certaines réalité de dimensions sociologiques sous une forme plutôt artistique. Je voudrais terminer en disant que ceux qui parle sont bien souvent ceux qui ne font rien Produies et on verrez de quoi vous êtes capables.

L'amour est une des rares beautés à n'avoir ni frontière, ni couleur, ni religion.
Respectons dans ce cas le choix de chacun.
Dans cette histoire, le garçon est... contraint UNIQUEMENT par l'amour (et en toute connaissance de cause) ; arrêtons d'y voir autre chose (cf. commentaires précédents) !
Où est le mal ; ça gêne qui ?
La jeune fille retrouvera sa famille car les liens forts, vrais ne meurent jamais.
De cette belle histoire, je retiens l'essentiel : l'amour fort qui existe entre deux êtres.
Bravo jeune Rachid, écrivez-nous encore d'excellents textes comme celui-ci mais, un conseil, faites-vous rétribuer un tant soit peu... Je suis là hors sujet, mais j'estime tout aussi important que vous existiez, tout comme le responsable de ce blog qui, pour remplir d'autres colonnes, voit son compte renfloué chaque mois.

Je dois apporter une précision à mes propos: Le terme "pathétique" ne s'applique pas à l'auteur du récit mais à la situation. De plus, il n'y a rien de mal à ce que les deux protagonistes soient heureux ensembles.

D'autre part, je trouve aussi le sujet très intéressant et le tout est globalement assez bien écrit. Malheureusement l'expression "sans contrainte" induit forcément un subjectivité qui me gène (d'où ma réaction car son utilisation choque profondément mon âme de philosophe). Cependant pour autant que l'on ne soit pas réducteur, cette dimension de contrainte pourrait justement faire l'objet d'un très bon sujet de philo (c'est bientôt le bac!): où s'arrête le libre arbitre et où commence la contrainte ? Et ce n'est bien évidemment pas en quelques lignes (comme je me suis risqué à le faire) que l'on peut donner une réponse complète et mesurée!

yam, il ne suffit pas de dire que les autres ont tort, sont puerils et de mauvaise foi pour que ce soit vrai.
il me semble que chacun a au contraire developpé son point de vue avec precision.
si tout le monde ou presque reagit comme cela c'est bien que cette histoire, en dehors de son style un peu à l'eau de rose ( on dirait les bouquins catho pour enfants sur la vie de sainte therese de lisieux), est tres troublante dans sa "morale"


meilleurs voeux de bonheur
on aurait aimé avoir des photos de la ceremonie

le bondy blog devient une veritable encyclopedie; je vous invite à relire ces articles ;ils sont assez éclairants


http://previon.typepad.com/hebdo/2006/02/la_femme_et_lis.html

dont je cite un extrait:


Revenons à la question de la femme. Quelles sont, par exemple, les règles du mariage pour vous?


La femme doit se marier avec un homme musulman, obligé! Mais l'homme musulman peut épouser une Chrétienne ou une Juive.

Pourquoi?


Parce que c'est l'homme qui apprend la religion à sa femme. Elle écoute quand même plus souvent son mari. Elle connaît ce que son mari lui apprend. Donc si elle se marie avec un non musulman, la femme risque de changer de religion en obéissant à son mari et ça, c'est du délire. En plus, dans l'Islam, c'est l'homme qui transmet la religion. La femme musulmane doit rester musulmane et faire des enfants musulmans. C'est normal."


http://previon.typepad.com/hebdo/2006/01/les_filles_de_b.html

dont je cite un extrait:

"
Est-ce que vous épouseriez un "Français", comme vous dites, même si vous êtes Françaises aussi?


Nadja: Un non musulman? Ah non, mes parents ne seraient jamais d'accord. Moi non plus, je crois. Non, ça, ça n'est pas possible.

Adela: S'il se convertit, je pense que ça peut peut-être aller. J'ai une copine qui a fait ça, elle a épousé un Français qui s'est converti, ses parents étaient d'accord, et les miens avaient l'air de trouver ça possible.


Le pire, ce serait pour vos parents que vous épousiez qui?


Toutes: Ouh là là, un juif. Ça, ce serait exclu."

J'ai lu attentivement les commentaires et je souhaiterais y répondre. je suis content dans l'ensemble que ce texte est suscité des réactions, cela veut dire que la mixité est un sujet qui doit être discuté encore et encore...et que les difficultés qui y sont liées sont loin d'être réglées. Nous faire réagirn nous interpeller étaient le but de l'auteur.Certaines critiques ont été virulentes a l'endroit de l'auteur et on a présuposé qu 'eu égard je pense à ses origines qu'il était musulman et pire encore islamiste (Ca c'est pour le Monocle). Les chrétiens arabes lorsqu'il parle Dieu le nomme Allah pécise le vatican et pourtant, il n'en sont pas moins chrétiens.Les crtiques virulentes sont les moins intelligentes. J'ai pu également m'apercevoir que des personnes comme Yam, cedric ou macbess étaient plus modéré dans leurs discours. Le propos est mieux construit. Quant à celui qui à dit que la fille du texte était arriéré, je pense que lui doit avancé. Il doit plus observé, plus discuter, plus étudier, s'il veut progresser. Je pense connaître l'auteur et s'il se mettait à argumenter tu serais vite dépasser. Il m'a appris qu'il fallait être juste et honnête dans ses propos et ses analyses. "le silence profond est préférable à la parole superficielle et en toute chose il faut préféré la profondeur". J'en parle d'autant plus facilement qu'il m'avait informé de sa pubication et peut-être de celle à venir. Chaque semaine, il compte aborder un thème relatif à des questions humaines et sociales. Si je ne me trompe pas son prochain traite d'un homme qui a perdu son emploi et devient SDF. C'est un exercice difficile dans un style particulier et je mets au défi n'importe qui de réaliser un texte aussi bien construit et cohérent. Certains pédagogues devraient s'en inspirer pour faire passer des idées. On sent une fluidité dans l'écrit qui ne rendent pas indigeste le texte. Il aurait pu opté pour un article avec une technicité dans les termes qui aurait rendu pesant le texte. Félicitation.Je crois que beaucoup non saisi qu'il s'agissait d'un cas spécifique. De surcroît, l'auteur ne donne pas son point vue, ce qui n'est pas aisé à faire. Spinoza& disait "qu"il ne faut pas destester, ne pas déplorer ne pas rire mais comprendre". Merci à l'auteur pour ce clin d'oeil à Spinoza que Moaqli n'a même pas vu. Mowqlii, il faut relativiser tes jugement par rapport à tes préjugés.(Ne sois l'archétype du pauvre type dont les paroles sont sans fondements véritables mais je crois que tous les lecteurs de tes commentaires l"ont compris. Donnes ton point de vue mais réflechi avant de parler parce que t'es à la limites du ridicule).C'est à dire ne pas traiter son ou ses interlocuteurs d'un air hautain et condescendant et ne pas adopter totalement leur point de vue. L'auteur à réussi à trouver cette distance, la distance objectivante, a essayé de rapporté fidélement les propos de ce couple qu'il a interrogé et dont il a obtenu l'approbation afin que ce texte soit publié en l'état. Il y a un vrai travail derrière et comme l'a souligné Yam. C'est suffisant d'être sur sa chaise est d'essayer de trouver les faiblesses des autres. Ca c'est vraiment agir dans la bassesse.la grandeur d'un homme ne se mesure à l'abaissement d'un autre. Fais nous partager d'autre texte s'il te plaît...

Ce jeu ne demande que 3 minutes d'attention . Ca va t'effrayer. La personne qui me la envoyé a dit que son voeu s'est réalisé 10 minutes après l'avoir lu. Mais pas de triche. Ce jeu a un drôle/effrayant dénouement .. Ne lis pas en avance mais fais-le dans l'ordre, point par point. Ca prend env 3 min. et ca vaut la peine. Prends d'abord une feuille et un crayon.

CONSIGNES:
Quand tu choisis les noms, sois sûr que ce sont des personnes que tu
connais
et fais-le d'après ton premier instinc .Descend ligne par ligne. Ne lis pas en dessous, tu gâcheras tout le fun parti
1. Ecris les chiffres de 1 a 11 dans une colone
.
.

2. A côté des chiffres 1 et 2, écris 2 nombres aux choix
.
.

3. A côté des chiffres 3 et 7,inscrit le nom d'une personne de sexe opposé (noms differents )
.
.
Ne regarde pas trop bas ou ca ne marchera pas. Avance point ,par point...
.
.
4. Ecris le nom de n'importe qui (par ex.: amis, famille) à côté des chiffres 4, 5 et 6. (noms differents)
.
.

Ne triche pas ou tu regretteras
.
.
5. Ecris quatre titres de chansons en 8, 9, 10 et 11
.
.
6. Finalement, fais un voeu Ici est la clef du jeu

RESULTAT :
1.Tu dois parler de ce jeu à un certain nombre de personnes (le nombre qui est à côté du 2).
2. La personne en place 3 est celle que tu aimes.
3. Celle en place 7 est quelqu'un que tu apprécies beaucoup mais avec qui ça ne marche pas.
4. La personne que tu as mise en 4 est qqn à qui tu tiens vraiment beaucoup .
5.La personne que tu as nommée en place 5 est celle qui te connait très bien
6. La pers. que tu as inscrite en 6 est ta personne porte-bonheur
7. La chanson en 8 est celle qui s'associe avec la personne en 3.
8. Le titre en 9 est la chanson pour la personne en 7
9. La chanson en 10 est celle qui t'en dit le plus sur ton esprit
10. La chanson en 11 est celle qui révèle tes sentiments par rapport à la vie.

Mets cela sur 10 blogs dans l'heure qui suit ta lecture de ce mot. Si tu le fais ton voeu se réalisera. Si tu ne le fais pas, ça deviendra l'inverse ! Sacrément bizarre... Mais ça à l'air de marcher... fais seuleument copier/coller

Je trouve cette lettre pathétique à double titre. Tout d'abord elle laisse entendre qu'il n'est possible pour un(e) non musulman(e) de concrétiser son amour pour un(e) musulman(e) qu'en épousant l'islam puisqu'il n'est pas question qu'un(e) musulman(e) renonce à sa religion, ce qui donne idée du degré de tolérance de la religion musulmane, et non pas des musulmans qui, fort heureusement, ne se définissent pas tous par rapport à leur foi et ne la mettent en avant en toutes circonstances. Le deuxième aspect, très triste lui aussi c'est que malheureusement dans la plupart des familles musulmanes on considère la femme comme un bien qui ne peut être "offert" qu'à un musulman et non comme un sujet libre. Et d'ailleurs, il n'est pas surpenant que les mariages mixtes soient beaucoup plus nombreux entre homme musulman et femme non-musulmane que le contraire. Ce qui tendrait à démontrer que la société française tant vilipendée est bien tolérante et ouverte que la "société" musulmane. Cette lettre sur l'amour me fait penser à la campagne d'affiches contre le racisme. On y voit, imitant le fameux cliché de Robert Doisneau, un jeune homme noir et un autre arabe embrasser des jeunes femmes européennes. Mais personne n'a songé à faire deux autres affiches où l'on aurait vu deux jeunes hommes européens embrasser une noire et une arabe. Pour ne pas froisserer la susceptibilité des Arabes et des Noirs? Tout ça est bien triste!
JuanMa

T marrant titi;
comme yam, tu as l'air de croire qu'il suffit de se poser en arbitre pour pouvoir distribuer des bons et des mauvais points ...

argumente, plutot...

PS tu dois aussi avancer un peu en participe passé , non ?
;-) sans rancune

Bon, on va arrêter de tourner autour du pot. Il est clair que cette discussion mais en évidence un monumental fossé culturel. Les religions et les coutumes ont permis de tout temps aux sociétés de se construire en offrant aux individus souvent peu instruits un contexte structurant et facile à appréhender. Il est d'ailleurs intéressant de noter au passage qu'au cours des siècles se sont souvent les religieux qui ont constitué les piliers de l'instruction
du commun des mortels (en France ce fut le cas jusqu'à la fin du XIXe siècle).

On peut alors se poser les questions suivantes:
Le rôle de la religion doit-il s'étendre au-delà de l'élévation spirituelle du croyant? A-t-elle le droit d'imposer des règles de vie au nom de cette élévation spirituelle? (ce qui sous-entend si ce n'est un chemin unique, des étapes imposées). Ces règles doivent-elles s'étendre jusqu'à la vie quotidienne
des individus? Et surtout, peuvent-elles être imposées à l'individu par la communauté?

Les coutumes des sociétés ont souvent apporter des réponses à ces questions qui varient selon le temps et la géographie. Mais elles n'ont que trop rarement adressé les questions sur le fond. Et en guise d'indice sur mon opinion à ce sujet, je vous dirais ceci: Faut-il rappeler qu'à l'âge d'or du monde musulman, lorsque les médecins et autres astronomes de Bagdad reprirent les travaux des scientifiques de la Grèce antique pour les améliorer, les perfectionner et innover de nouvelles techniques, l'occident était plongé au plus profond de ce que nous reconnaissons aujourd'hui être un pathétique obscurantisme religieux?

Chers Yam et Macbess,

Il y a des choses que je ne comprend pas.
Soyons simples, honnêtes et directes.
Si la famille de la fille l'aime et la respecte vraiment, comme une femme autonome, libre et indépendante, pourquoi ne pas accepter son désir, celui d'aimer un non musulman sans lui poser aucune condition?
Je ne conçois pas l'amour familiale sans le respect de choix de ses enfants.
Un homme, ou une femme en France a le droit de vivre avec la personne de son élection. Quelqu'un veut se marier ou vivre avec un athée, avec quelqu'un d'une autre religion, avec quelqu'un du même sexe, il a le droit et personne doit l'imposer quoi que ce soit, et surtout pas la famille, si elle est ouverte, tolérante, et surtout si elle aime et respecte ses enfants filles ou garçons.
Je pense qu'il faut défendre nos libertés si chèrement acquises au long des siècles d'histoire.
Qu'en pensez vous?

Amicalement

Norbert

merci maxx pour ton renvoi vers un autre article de lhebdo blog ; mise en perpective interessante : effrayant, ca fait carrement crier au secours .

Pour Juan Ma(nuel ?) :
Je ne suis pas Musulmane (donc une femme), MAIS renies la religion catholique (ce n'est pas peu dire)et je m'arrête sur votre phrase : "la femme est comme un bien qui peut être 'offert'"...
Pour les chrétiens (sans majuscule), pouvez-vous exactement me redonner la définition du mot "machisme", même pour celui qui va à la messe chaque dimanche ?
Je dis "celui" parce que "celle" ça n'existe pas encore (... mais ça vient : ouf !). Merci !
Le Musulman 'choisit' (quoi, on ne sait pas vraiment), la Musulmane non. Dont acte ! Quid du chrétien (pas LA chrétienne) au fond des choses, hormis la religion ???

Pour Norbert :
J'ai toujours été simple, honnête et directe, n'ayez crainte : d'emblée je ne conçois pas le contraire...
A mon humble avis, dans le papier très bien écrit par Rachid (gloire à lui), la famille ne semble poser aucune condition à la fille ; elle lui a inculqué une religion, c'est tout, comme certains chrétiens l'ont fait avec leur progéniture : où est le mal ?
Je respecte aussi les choix de mes enfants. Dans l'histoire, la fille a écouté ce que lui ont dit ses parents (sur la religion, donc comme pour les chrétiens). Je respecte ça aussi parce que bien qu'en respirant le même air, nous sommes tous dissemblables. Pourquoi devrais-je dire à un Musulman : ta religion n'est pas la meilleure ? Je ne la connais pas !!!
Cf. ma réponse à J. M. : la chrétienté (pour l'avoir vécue) est on ne peut plus hypocrite et je l'ai rejetée parce que je crois être foncièrement honnête (sans aide divine), pas elle !
Posez-vous les vraies questions et vous verrez.
Bien sûr, vous pouvez après ça, amalgamer les autres valeurs pour vous donner bonne conscience : la liberté, le choix libre et mille autres. Mais quoi ?
La fille de l'histoire si elle veut, quand elle veut, où elle veut, avec qui elle veut, n'étant pas d'accord avec sa religion, elle fait ce qu'elle veut : elle choisit, avec un peu d'état d'âme au début, mais si elle a fait le vrai choix, elle ira jusqu'au bout, comme nos enfants (qui sont sur la même planète).
Arrêtez de croire les autres 'prisonniers' (dans ce cas ô combien précis à cause de la religion, parce que personne n'a compris qu'il s'agissait d'amour).
Personne n'est 'libre' : nous vivons tous avec des contraintes différentes, et de toutes sortes, et surtout vous savez quoi ? Parce que beaucoup ne savent/veulent pas vivre avec 'l'autre' ; nous vivons dans un monde d'égoïsme pur, je-me-moi-ma gueule, ce que j'ai toujours rejeté du plus profond de moi.
Bravo à Rachid d'avoir aidé les gens à communiquer, s'exprimer (même pour dire n'importe quoi pour certains, mais là aussi, liberté totale à chacun). S'ils pouvaient (ceux-là)un jour, s'entendre avec LEURS différences... Je rappelle quand même qu'ici il ne s'agissait que d'une histoire d'amour.
Satisfait ? On polémique encore ? Je réponds toujours.
Amicalement aussi.

Macbess,

je me permets de critiquer ta reponse. Si la famille n'avait pas imposer de conditions a leur fille, la famille n'aurait pas ignorer le couple. Il aurait accepter le choix de leur fille de ne pas se marier avec un non-musulman. Cependant la famille a decide de rejeter leur fille ce qui est pire que frapper leur fille. Quand leur mari s'est converti a l'islam c'est a ce moment precis que la famille a reconnu le mariage. Donc je ne suis vraiment pas convaincu par tes arguments.

Or, je suis tout a fait d'accord avec toi que ces problemes de marriages mixtes posent tes inconveniences chez les catholiques et plus particulierement chez les fanatiques. Cependant Rachid n'a jamais parler de catholicisme. Est ce que tu voulais dire que tous ceux qui n'ont pas aime cette histoire sont catholiques? Car si c'est le cas, je t'arretes tout de suite. Moi je n'ai pas aime cette histoire et je ne suis pas catholiques.

très beau texte Rachid quelle poésie, que d'émotion et de justesse dans tes mots... Moi aussi j'ai connu cet amour là il était musulman je suis d'éducation catholique nos familles respectives ont compris ont accepté nois nous sommes mariés, pour moi son pays il a quitté... hélas! notre amour n'a sans doute pas été assez fort pour gérer nos différences... Je suis particulièrement touchée ce soir par ton texte rachid, merci!

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