Le fabuleux destin d’un agent d’entretien
Salim est un de mes collègues. Comme moi, il est chargé de l’entretien du métro parisien.
Tous les agents l’apprécient pour son sérieux, son amabilité, son sens professionnel.
En effet, Salim est quelqu’un qui s’attelle à la tâche tôt le matin puisqu’il commence à 6h. Dès son arrivée, il téléphone au bureau du chef pour savoir de quelle station il devra s’occuper, ou quelle dégradation il devra nettoyer.
Arrivée en France il y a à peine 3 ans, il est âgé de 27 ans et n’a pas d’enfant. Il a grandi dans la banlieue de Tunis, il est natif du nord de la Tunisie et il n’a connu que des galères et des misères chez lui. De petits boulots en petits boulots, il a du enchaîner les petits travaux pour subvenir à ses besoins, ceux de sa mère et ceux de ses 2 frères et sœurs. Sa mère est une femme âgée, et son père est décédé il y a maintenant 5 ans. Il était donc devenu depuis le père de la famille. Lui ne voyait qu’un avenir fait de galères, de misère mais s’en contentait car Salim est une personne qui relativise tout. Il se contente simplement de vivre et d’aider les autres, son mot d’ordre ne jamais se plaindre : «quand je vois que des gens ont perdu leurs 2 parents …je n’ai rien à dire».
Mais le destin en a voulu autrement, le 14 avril 2004 il aperçoit une jeune femme qui lui lance un sourire éclatant. Cette femme c’est Sana qui vient de la banlieue de Lille. Les deux ne tardent pas à s’échanger leurs numéros et ne se quittent plus. Régulièrement, elle fait la navette entre Lille et Tunis, et 1 an plus tard, ils se disent «oui». Aujourd’hui, Salim et Sana vivent à Paris, Salim est agent d’entretien et Sana travaille pour H&M. Ils se contentent de croquer la vie à pleines dents et quand on lui demande : « t’en a pas marre du métro ? » sa réponse est sans équivoque : «quand on a vécu à Tunis, dans la misère et la galère, je remercie Dieu de m’avoir donné ce que j’ai».
Aujourd’hui Salim vient de déménager dans un appartement à Livry Gargan et souhaite faire passer un message : «la vie saura vous rendre le bien que vous ferez autour de vous !».
Par Chaouki Aroua

Ah! tiens, Chaouki, vous qui nettoyez le métro parisien, vous allez peut-être pouvoir répondre à mes interrogations.
Je suis scandalisé à chaque fois que je vois avec quel matériel vos collègues sont contraints de faire leur travail.
Pour nettoyer un lieu public où des millions de personnes passent tous les jours, ils doivent se servir d'outils dont ne voudrait pas un RMIste pour faire le ménage dans un bidonville: vieux balais aux poils usés, pelles à poussière de maison de poupée...
Je vois des hommes aux cheveux blancs ramasser des déchets immondes dans les rigoles avec leurs mains (gantées, tout de même).
Qu'est-ce que c'est que ce "service public" de merde? La RATP brasse des milliards, et elle ne peut pas payer à ses agents un matériel correct, dont le coût est dérisoire par rapport à celui de ses campagnes d'auto-promotion arrogantes et inutiles?
N'importe quelle femme de ménage qui nettoie les bureaux d'une multinationale capitaliste ultra-libérale, assoiffée de profit, dispose d'un chariot professionnel conçu à cet effet, moderne, propre, résistant et adapté à sa tâche.
Et en général, dans ce genre d'endroits, il n'y a pas de gens qui crachent, ni de SDF qui chient par terre.
Comment se fait-il qu'il y ait, dans les couloirs et sur les quais, des endroits tellement crasseux et recouverts de poussière qu'ils n'ont certainement pas vu la queue d'un balai depuis un an?
En Grèce, qui est un pays bien moins riche que la France, le métro d'Athènes grouille de femmes de ménage qui passent leur temps à briquer des surfaces déjà étincelantes de propreté.
Moi qui suis contre le droit de grève dans le service public, et tout particulièrement dans les transports, je serais prêt à soutenir une grève du métro pour mettre fin à ce scandale.
On est vraiment un peuple de cochons.
Rédigé par: Robert Marchenoir | 08/04/2006 at 17:48
mais pourquoi faut-il- que toute histoire 'fabuleuse' se termine à Paris ?Est ce que l'aventure en sens inverse serait impossible et pourquoi ? Que deviendront les frères et soeurs et la mère de Salim ,lesquels ont perdu leur soutien de famille..? souhaitons tout de meme beaucoup de bonheur à Sana et Salim.;;Notre politique de 'regroupement familial" permettra peut etre à toute cette famille de se reconstruire à Paris sous un ciel beaucoup moins ensoleillé...Mais il faudra à SAlim et Sana trouver un appartement beaucoup plus grand ;;A livry -gargan,comme ailleurs, l'immobilier est tres cher et rare..Comment feront ils ??Salim devrait etre un exemple pour les jeunes de banlieue qui pourissent sur pied au seuil de leur HLM...Il y a encore du travail en France et pas de discrimination ...Salim est durablement installé et il a débarqué il y a seulement 3 ans.. les petits grévistes,les grands casseurs vous voyez bien qu'il reste des portes ouvertes.....
Rédigé par: pierre | 08/04/2006 at 18:15
Oui,paris la grande ville est dans un état de saleté surprenant... c'est pareil dans beaucoup d'autres villes de France dont Marseille, complètement levantinisé. à croire que partout l'administration se moque des usagers qui sont pourtant les contribuables qui la nourissent...La notion de service du public a entiérement disparu et cela curieusement sous le règne d'une pensée socialiste dominante..Partout le manque de fournitures est scandaleux malgré des budgets généreux. Mais où passe l'argent ??Nous vivons de plus en plus dans un décor du tiers monde... Et on ne voit venir aucun signe de changement... Courage
Rédigé par: trousse -salope | 08/04/2006 at 18:36
--->Robert Marchenoir
Comme vous, je suis scandalisé de ce traitement infligé aux personnels qui nettoient le métro. Les transports parisiens sont un service public et le public a droit au respect. Et pas seulement parce que nous sommes des cochons de payeurs...
Mais le service du nettoyage a été, me semble-t-il,"externalisé" : la RATP fait faire le nettoyage par une boite privée. De même qu'à Paris et en province il n'y a plus de pissotières MACHISTES, mais des édicules Decaux. (Je dis machistes parce que seules les dames devaient payer, comme dans les gares SNCF, et que maintenant Decaux fait payer tout un chacun). Ces boites privées de nettoyage public posent le problème 1)des conditions de travail - différentes de la RATP; 2) des salaires différents; 3)du statut des employés, c'est-à-dire de la sécurité de l'emploi et de l'intérim; 4) donc de la précarité de l'emploi. Donc du CPE.
Ceci dit, contrairement à vous, je suis pour le droit de grève dans le service public.
Ceci dit aussi, il est vrai que nous sommes un peuple de cochons, comme en témoignaient les voyageurs étrangers -et, en particulier anglais, jusqu'à très récemment : depuis, nous avons appris à nous laver dans les baignoirs-sabot des HLM...Sous le Roy Soleil, les nobles qui "posaient culotte" dans le Château des Merveilles n'étaient pas si mal vus. Il faut c'qu'il faut pour faire la France Eternelle...
Rédigé par: Briardounet | 08/04/2006 at 18:43
Briardounet, je soupçonne en effet une histoire de sous-traitance, et je me dis que les outils de travail seraient sans doute meilleurs s'il s'agissait d'agents RATP. Comme les guichetiers, qui bénéficient d'une cuisine (soigneusement cachée aux regards du public) à côté de leur guichet, ce qui est un scandale en sens inverse.
Mais cela n'explique pas la différence avec les sociétés privées, qui, elles aussi, font appel à des sociétés de nettoyage pour leurs bureaux, donc qui sous-traitent.
Le client étant roi, il peut imposer ce qu'il veut à son sous-traitant, à condition de payer.
Je constate que, dans cet exemple, les entreprises privées le font, alors que le service public ne le fait pas.
Et je ne suis même pas sûr que ce soit une question d'économies de la part de la RATP. Si ça se trouve, c'est tout simplement du je m'en foutisme.
Qu'en pense Chaouki?
Rédigé par: Robert Marchenoir | 08/04/2006 at 18:59
Robert Marchenoir,
les administrations et collectivités locales sont les pires clients qui soient pour les entreprises privées à qui elles sous-traitent certaines prestations : négociations féroces, pression sur les prix très importantes, paiement tardif des factures (ce qui est inadmissible dans des prestations de main-d'oeuvre, il faut bien payer les salaires chaque mois), sanctions pécuniaires très lourdes au moindre manquement au cahier des charges, décidées unilatéralement (non négociées).
Si vous avez à faire à ses prestataires de maintenance, entretien ou sécurité dans le cadre professionnel , demandez-leur comment cela se passe avec leurs clients "publics" ou assimilés... Vous serez édifié.
La RATP fait en effet des économies sur ses sous-traitants. Il faut bien qu'elle en fasse quelque part.
Rédigé par: orson | 09/04/2006 at 02:13
Merci de ces précisions, Orson, vous avez l'air de connaître la question de l'intérieur...
Rédigé par: Robert Marchenoir | 09/04/2006 at 11:06
--->Robert Marchenoir
Additif aux précisions d'Orson. Lorsque vous écrivez que "le client est roi", il faut aller au bout de ce dicton. Lorsque le client c'est l'Etat, il impose ses conditions, y compris phynancières. D'abord, parce qu'on sait qu'il va payer, même en retard, car l'Etat n'est pas en faillite. Et lorsque les entreprises d'Etat (RATP, SNCF, Ministères) fonctionnent selon la logique libérale, on comprime les coûts. Et lorsque ces entreprises soustraitent (=externalisent certaines dépenses), elles ne sont plus tenues de respecter les statuts de leurs employés, c-à-d des fonctionnaires ou
assimilés...Conséquences : mauvais balais à la RATP, salaires inférieurs de ceux qu'avaient les balayeurs statutaires de la RATP, etc... Autre exemple : les hyper et supermarchés, qui font des achats groupés, sont les clients des agriculteurs - et c'est donc eux les rois: ils leur imposent donc leurs conditions : d'où grève du lait, déboulades chez M. Carrefour ou M. Auchan..
Rédigé par: Briardounet | 09/04/2006 at 12:40
Briardounet, vous ne répondez toujours pas à ma question.
Si c'est, comme vous le dites, la logique libérale qui conduit à comprimer les coûts, comment se fait-il que des entreprises privées offrent à leurs femmes de ménage des conditions de travail infiniment supérieures à celles d'une entreprise publique?
La compression des coûts pour une entreprise publique, ce n'est pas une logique libérale. C'est une logique républicaine et démocratique. Economiser l'argent du peuple, ne pas le gaspiller, c'est un devoir pour l'Etat.
Mais l'incroyable ignorance qui sévit en France au sujet de l'économie et des entreprises amène beaucoup de gens à ne même pas envisager la possibilité du gaspillage, c'est à dire de la mauvaise gestion.
Le mot même de gestion étant tabou, on ne peut même pas commencer à poser la question et à réfléchir dessus.
En réalité, les innombrables enquêtes, rapports, dossiers et autres livres blancs rédigés depuis des décennies montrent qu'on pourrait fournir aux citoyens de bien meilleures prestations en dépensant beaucoup moins.
Mais trop de gens, et notamment les syndicats, ont intérêt à maintenir et accroître les niveaux de dépense actuels, car leur pouvoir en dépend.
Ce sont des traîtres à la nation. En 1793, c'est eux qu'on aurait décapités.
Récemment, un professeur de 59 ans avouait sur un blog avoir été ébahi, après avoir fait, pour la première fois de sa vie, un stage dans une entreprise, de rencontrer des salariés du privé heureux de leur travail.
Et c'était un professeur. Chargé d'apprendre aux enfants. Censé être plus sage que ses concitoyens. Qui a eu 59 ans pour apprendre le monde et la vie.
On imagine le poids du bourrage de crâne imposé à toute une nation, pour qu'un professeur découvre la lune à l'âge de 59 ans! Pendant quarante ans, ce prof a donc cru ce qu'on lui a raconté, c'est à dire que l'entreprise privée c'était Germinal et l'esclavage. Et bien sûr, il a passé son temps à le répéter à ses élèves.
Aujourd'hui, ces derniers le répètent dans la rue au sujet du CPE, montrant ainsi qu'ils n'ont jamais ouvert un dictionnaire à l'article "esclavage".
Rédigé par: Robert Marchenoir | 09/04/2006 at 16:45
--->Robert Marchenoir
Je regrette que mes réponses ne vous satisfassent pas. Je vais essayer de répondre aussi clairement que possible à votre dernier post.
La logique de l'entreprise privée, c'est de rapporter à ses propriétaires. C'est-à-dire de faire des bénéfices. La logique du service public, c'est de servir le public. S'il y a une bonne gestion, tant mieux, on ne perd pas d'argent. Si l'on en perd, c'est dommage, mais le public peut compenser : ça s'appelle des subventions. Economiquement, cela signifie que l'argent public sert au public. Cela signifie qu'il y a une nouvelle répartition de l'argent public (=les impôts) au profit du plus grand nombre, ceux qui ont besoin des services publics, parcequ'ils ne possèdent ni aéroplanes, ni trains spéciaux, ni Rolls-Royce, ni cliniques privées, ni hérauts personnels pour appporter les rivières de diamants qu'ils offrent à leurs catins.
Donc gérer les services publics comme une entreprise privée est contradictoire et incompatible avec la notion même de service public.
Ceci dit, je ne suis nullement favorable à la suppression des entreprises privées. Et je connais plein de gens qui ont un bon patron chez lequel ils sont heureux de travailler.
Je connais aussi des fonctionnaires malheureux à cause des persécutions infligées par leurs petits ou grands chefs...Le despotisme et l'autoritarisme -comme la khaûnnerie- n'appartiennent ni au secteur public ni au secteur privé.
Ai-je bien répondu?
Rédigé par: Briardounet | 09/04/2006 at 17:50
"Ai-je bien répondu?"
Euh... non, Briardounet.
Vous dites:
"S'il y a une bonne gestion, tant mieux, on ne perd pas d'argent. Si l'on en perd, c'est dommage, mais le public peut compenser : ça s'appelle des subventions."
Donc, cela ne semble pas vous gêner que l'on gaspille les impôts, et que l'Etat soit obligé de taxer le public davantage pour lui fournir un service identique. Et ce, alors que le déficit et la dette sont abyssaux.
Etes-vous tellement riche que le montant de vos impôts vous indiffère? Songez alors à ceux qui n'ont pas la même chance que vous.
Faites-vous partie des 50% de foyers français que ne payent pas l'impôt sur le revenu? Pensez alors aux autres 50%, qui sont très loin, dans leur immense majorité, de posséder des avions, des Rolls-Royce et des trains privés, comme vous l'écrivez. Pensez aussi à vous-même, car même si vous ne payez pas l'impôt sur le revenu, une grande part de vos ressources est quand même ponctionnée par l'Etat, sous forme de TVA, de contributions sociales et de taxes diverses.
Rédigé par: Robert Marchenoir | 09/04/2006 at 21:23
--->Robert Marchenoir
Si, Robert Marchenoir, ça me gêne qu'on gaspille mes impôts. Oui, je fais partie de ceux qui payent des impôts sur le revenu .Et je suis heureux de les payer pour entretenir ces millions de fonctionnaires qui éduquent nos enfants, qui cognent sur les mal élevés qui brûlent nos splendides bagnoles, soignent nos malades, empêchent les indésirables de franchir nos saintes frontières, sont nos élus grâce à la démocratie de notre République Une & Indivisible, nous représentent à l'étranger ou y espionnent pour garantir notre sécurité, gardent nos eaux, forêts et bêtes sauvages, contrôlent notre ciel, etc...
Mais vous interprétez mal la phrase "si l'on perd [de l'argent], c'est dommage, mais le public peut compenser" Cela veut dire, entre autre, que si la RATP ou la SNCF décide, EN BONNE GESTION, de vendre des billets moins cher qu'ils ne coûtent, les subventions peuvent compenser. Et pour qui ces billets, comme les cartes hebdomadaires de travail? Pour les plus pauvres. Je suis pour que l'Etat procède à une re-répartition sociale du phryck. Idem pour la Poste, ou certains Ministères : la Justice, par exemple, avec des augmentations des subventions pour les avocats commis d'office. Les services publics ne sont pas là pour faire des bénéfices mais pour servir le public. Et quels sont les bénéfices d'un Ministère, Justice ou Affaires Etrangères.
Ai-je été assez clair?
Rédigé par: Briardounet | 09/04/2006 at 22:44
Donc, ça vous gêne qu'on gaspille vos impôts. Très bien. On avance.
Ca me soulage, parce que dans le cas contraire, j'aurais eu l'impression que vous eussiez (?) fait peu de cas de mon pognon à moi.
Maintenant, êtes-vous d'accord pour dire qu'il y a d'immenses gaspillages dans les dépenses publiques en France, et que leur réduction est une priorité nationale?
Rédigé par: Robert Marchenoir | 10/04/2006 at 01:01
---> Robert Marchenoir
D'avoir soulagé un honnête citoyen me remplit de bonheur.
Oui, je suis d'accord : il y a d'immenses gaspillages. Par exemple, les 100 milliards de francs engloutis par le Crédit Lyonnais. Argent, d'ailleurs, qui n'a pas été perdu pour tout le monde. Par exemple, pour certains banquiers qui, par la suite, sont allé pantouflé dans le privé.
Mais, contrairement à vous, citoyen, je ne préconise pas qu'on les raccourcisse - comme l'ont fait nos glorieux ancêtres en 1793. J'eusse tout simplement préféré qu'ils ne nous dépouillassent point de notre blé...
Rédigé par: Briardounet | 10/04/2006 at 07:50
Briardounet, sans du tout vouloir te contredire, il me semble que la distinction que tu présentes entre le public et le privé est source de beaucoup de nos malheurs.
Tu dis : "la logique de l'entreprise privée c'est de rapporter à ses propriétaires. C'est à dire de faire des bénéfices".
Ca veut dire deux choses : que pour toi faire des bénéfices c'est rapporter à ses propriétaires, et que pour toi la logique de l'entreprise privée est de rapporter à ses propriétaires.
Mais je crois que dire cela, c'est oublier des choses importantes :
Par exemple que la logique de l'entreprise privée est d'enrichir tout le monde. Ses propriétaires inclus, mais tous les autres aussi.
Pourquoi passer sous silence le fait que lorsqu'un salarié du privé reçoit 100 euros de salaire dans sa poche, l'état c'est à dire tout le monde, en reçoit énormément plus de la part de cette entreprise privée ?
Rien que sur le salaire, l'état c'est à dire tout le monde, touche pratiquement 100 euros aussi quand il entre 100 euros dans la poche du salarié du privé.
Les entreprises privées n'ont pas pour logique "de rapporter à leurs propriétaires", mais elles ont pour logique de créer de la richesse, ce qui est fort différent.
Et faire des bénéfices, ce n'est pas rapporter aux propriétaires des entreprises privées, c'est enrichir tout le monde.
Maintenant, que lse entreprises publiques n'aient pas vocation à créer de la richesse pécuniaire, admettons.
Mais pourquoi vouloir confondre "ne pas créer de richesse pécuniaire" et "éviter de dépenser inutilement" ?
Ce sont encore deux choses fort différentes ! On peut ne pas avoir vocation à créer de la richesse sans pour autant dilapider celle qui est créée par les autres, non ?
Et puis, est-ce que cet éternel antagonisme entre public et privé, peut-être intéressant au temps de la révolution indistrielle et de Marx, est quelque chose qui a encore un sens et un intérêt aujourd'hui ?
Moi je crois que ça cause beaucoup de mal. On veut avoir de l'argent, mais on ne veut pas de l'enrichissement !!
Est-ce que quelqu'un va finir par dire qu'un patron d'entreprise privée c'est quelqu'un qui crée de la richesse pour tout le monde, et que plus il en créent, plus il y aura de gens pour en profiter ?
Lui y compris ? eh bien, tant mieux pour lui, mais ce qu'il a ne me prive pas, au contraire !! Plus il fera de bénéfices, plus j'en bénéficierai.
Rédigé par: océan | 10/04/2006 at 13:13
Bon, Briardounet, on ne pourra pas dire que je n'ai pas essayé de discuter avec vous et d'écouter vos arguments.
Seulement, des arguments, vous n'en avez pas. Je constate que vous refusez tout simplement d'aborder le sujet du gaspillage des impôts par le secteur public.
Vous ramenez toujours la discussion aux scandales du secteur privé, qui sont bien commodes pour masquer ceux du public.
Alors, à ceux qui ont l'esprit plus ouvert, et qui ont vraiment le souci de s'informer sans préjugés, je conseille de faire un tour sur le site de l'IFRAP (Institut français de recherche sur les administrations publiques). Ils y trouveront de véritables enquêtes, fouillées, précises, étayées, qui montrent l'ampleur du gaspillage des deniers publics:
http://www.ifrap.org
Rédigé par: Robert Marchenoir | 10/04/2006 at 15:08
Alors, Chaouki, vous êtes devenu une vedette internationale depuis ce matin, et vous nous l'avez caché?
Tsss, tsss.
Rendez-vous ici pour savoir de quoi je parle:
http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/4862232.stm
Je comprends que vous n'ayiez pas eu le temps de répondre à mes questions: vous étiez pris par la BBC!
Je suis vexé comme un pou.
Rédigé par: Robert Marchenoir | 10/04/2006 at 15:13
c'est une belle histoire bien écrite de surplus...croquez la vie à pleine dents, c'set le secret de la réussite
Rédigé par: Ma Chaussette | 10/04/2006 at 15:44
--->océan
Vous demandez :"est-ce que quelqu'un va finir par dire qu'un patron d'une entreprise privée c'est quelqu'un qui crée la richesse?" Pas moi.
Ce qui crée la richesse c'est le travail des travailleurs de l'entreprise - patron compris. Le patron (ou les actionnaires) investit son argent dans le BUT d'en gagner. Le MOYEN c'est de servir les acheteurs.
Le BUT de l'entreprise publique c'est de servir le public. Le MOYEN c'est de récolter l'argent du public. Y compris celui de l'Etat, si, pour des raisons sociales ou politiques, l'Etat décide de subventionner telle ou telle entreprise. Ca peut-être pour favoriser les capitalistes, par exemple, en achetant des avions de guerre ou en leur faisant de la pub à l'étranger (ambassadeurs, etc...).Soit pour aider les simples travailleurs à prendre le train ou le métro moins cher pour aller au boulot d'où ils reviendront le soir - pour aller au dodo. Il faut ce qu'il faut pour que la force de travail soit prête et disciplinée.
Cela ne veut pas dire que les patrons sont des fainéants ou qu'ils sont tous méchants. Il y a, heureusement, d'excellents patrons, soucieux du bien-être de leurs employés et de l'environnement.
Cela ne veut pas dire non plus que les entreprises publiques sont toutes parfaites ou bien gérées. Mais certaines sont tellement bien gérées par des anciens des "Grandes Ecoles" qu'ils sont achetés, à prix d'or, par les grands patrons. Cela s'appelle le pantouflage
Rédigé par: Briardounet | 10/04/2006 at 18:40
--->Robert Marchenoir.
Désolé. J'ai sincérement essayé de répondre à vos arguments en vous opposant les miens. A ma grande surprise, vous considérez que mes arguments n'en sont pas. C'est votre droit. Il n'y a aucune mauvaise volonté de ma part : simplement la discussion entre nous est impossible...
Rédigé par: Briardounet | 10/04/2006 at 18:46
Quand il n'y a pas d'argent dans les caisses de l'etat,il y en a encore..Ainsi notre gouvernement vient d'offrir à toute famille d'émmigrés désirant retourner au pays une prime d'installation :2000 euros pour le père,2000 euros pour la mère et 500 euros pour chaque enfant...Dans le cas d'une famille de 5 enfants cela
fait un débours de 6000 euros pris dans les poches du contribuable ....Combien de familles françaises terminent l'année en disposant d'une telle somme en économies.;Tres peu....Cette nouvelle dépense De l'etat sert elle vraiment le Service Public ?? ou elle doit etre traitéé comme un gaspillage??;;Les journalistes du Blog pourraient chercher à savoir si ces offres gouvernemetales in terressent vraiment les Bondynois.....
Rédigé par: relief | 10/04/2006 at 22:14
---> Relief
Très juste. 6.000 euros pour foutre dehors tous ces salopards qui viennent jusque dans nos bras violer nos filles et nos compagnes. Les contribuables ne s'en remettront pas! Si maintenant on refile l'argent de la "Française des Jeux" à tous ces bicots, c'est le comble! A la porte! On les met dans des wagons à bestiaux et hop ça dégage! Les Schleus, qui étaient bien organisés, l'ont bien fait il y a un demi-siècle. Et si c'est trop loin, on les enchaîne dans des avions. Et nous resterons entre nous.
Rédigé par: Briardounet | 11/04/2006 at 07:06
Je n'ai pas lu ce qu'il y au dessus en commentaires, ça a juste l'air d'être le jeu d'esprits échauffés.
En tout cas, je trouve que voilà une bien jolie histoire, où l'on parle d'humilité et d'amour. C'est beau !
Rédigé par: Hippovero | 11/04/2006 at 09:16
Quand la France était un pays essentiellement rural,la sagese paysanne s'exprimait ainsi/:"un sou c'est un sou!!"..Et 6000 euros accordés à des milliers de familles,je n'ose pas faire le calcul...Quel pays extraordinaire que notre Pays§§!!!sans doute plus riche que nous le disent les Media...Les expulsés récents De Cote d'Ivoire seraient en bonne position de réclamer une bonne et solide aide à notre gouvernement puisque la cote d'ivoire ne s'est guère soucié de la ruine de leur vie ..Au Nigeria,en guinée equatoriale,au Gabon,ce sont des émeutes populaires qui chassent à coups de batons les étrangers tandis que aux postes de douane ou aux portes de sortie des hommes en uniformes dépouillent les "déguerpis".; Cette générosité française mériterait d'avoir une meilleure publicité, elle est à notre honneur:;Nous accordons aux autres ce qu'ils ne feraient pas pour nous...Mais quelle mouche facho vient de piquer le d'ordinaire sage Briardounet ?... Moi,je remarque que, au contraire, la france a affreté un avion spécial pour aller chercher don ressortissant Youssouf Fofana jusque dans Abidjan....
Rédigé par: mr maigre | 11/04/2006 at 13:27
je suppose que les français du 3é et 4è age,qui ne sont pas initiés à internet,ne peuvent nous donner leurs jugements et conseils .Ils sont donc les grands absents du site..par contre je suis persuadé que de nombreux jeunes de Bondy sont des virtuoses du clavier mais on ne les entend pas.....ils sont vraiment les tres grands absents.... Ce blog tourne sans eux et cela est bien dommage..;veulent ils rester des inconnus ? le blog était l'occasion pour eux de vider leur sac et de porter à connaissance leur imaginaire,leur ressenti et leur vision de l'avenir..Briardonnet,Marchenoir,Jean louis,et d'autres cela tourne en rond et nous rebat des a priori 100 fois entendus ailleurs ...moi j'aimerai etre introduit dans l'argumentaire d'authentiques Bondynois...Est ce trop demander ??allons,la parole est aux jeunes....
Rédigé par: komertz | 11/04/2006 at 14:04