"Eux, ils sont heureux en banlieue"
Le "Parisien" du 28 novembre en faisait son gros titre en consacrant ses pages 2 et 3 aux habitants des quartiers sensibles. On y rencontre les danseurs amateurs du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) qui "préfèrent brûler les planches". Pedro, le chauffeur de bus qui n'a jamais été agressé. Laurent Berros, le grand rabbin de Sarcelles qui salue l'œcuménisme de sa cité. Joëlle, bénévole aux Restos du Cœur. Martha Marcello, l'immigrée haïtienne qui a chanté "l'Ode à la Joie" à la Grande-Borne, cité HLM de Grigny. Ils racontent tous "leur fierté de vivre ici, la solidarité, leur soif de reconnaissance, l'engagement des associations, leurs initiatives, leurs espoirs".
Cela désespère Jamal, le tenancier du kiosque de la Place Nicole-Neuburger: "Vous savez, toutes les personnes interrogées étaient sous pression. La communication a pris le dessus sur l'information. On crée par microcosme interposé, sans aucun lien entre eux, des services de renseignement virtuel. On croit ainsi savoir ce qui se passe ailleurs, mais toutes les informations ont été au préalable filtrées."
Entre le "Wall Street Journal" qui titrait "Zone de guerre" et le "Parisien" de lundi, j'aimerais trouver un message métissé, un Bondy ni tout noir, ni tout blanc, un message à tête reposée. Insh'allah.
Par Blaise Hofmann

la suite du blog me desole un peu. j'ai l'impression qu'il ne decolle pas. Je pensais que vous etiez venus chercher les maux qui touchent la banlieue, mai la j'ai plus l'impression de recevoir le" feu" bondynois (ancien journal de la ville) et lire la rubrique "tranche de vie". Depuis le depart de serge et sabine les portraits dressés sont trop polissé a mon gout. Le probleme de la banlieue ne se trouve pas dans la relation entre ses habitants . il se trouve dans leurs ressources (qu'ils n'ont presque pas d'ailleurs). Quel est l'avis de l'epicier sur cet agression?? voila ce qui m'interesserait de savoir. Pour les faits divers on a le parisien, il est imbattable pour ca ;-).
Rédigé par: Yankee | 01/12/2005 at 13:17
Bonjour, il ne faut pas s'imquiéter de rencontrer les gens, en banlieue tout le monde parle á tout le monde (surtout si on ne se connaît pas). Oui la communication prend le pas sur les faits, mais oui aussi on l'aime notre banlieue, même si on ressent ce changement profond, brutal ? (lá c'est plus difficile á établir) de notre univers. N'ayez pas peur de dire, même ce qui peut faire mal. Oubliez l'impression générale que nous sommes tous sympathiques et prêts á tout faire pour aider notre banlieue á s'en sortir, c'est souvent vrai, mais pensez aussi au résultat, est-il á la hauteur de nos efforts ? Pourquoi ?
Rédigé par: Emilie | 05/12/2005 at 16:27